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La consommation de viande bovine

24 janvier 2019 | Question écrite de V. WAROUX au Ministre R. COLLIN - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,

 

Récemment, le Forum économique mondial (WEF) a révélé que renoncer au bœuf au profit d’autres sources de protéines pourrait sauver des millions de vies et réduire spectaculairement le volume des gaz à effet de serre.

L’étude initiée pour le WEF et réalisée par l’Oxford Martin School, une unité de la célèbre université britannique, a démontré que 2,4% des morts causées dans le monde par l’alimentation, et même 5% dans les pays riches friands de viande bovine, pourraient être évitées en réduisant la consommation de viande en général, et de bœuf en particulier.

À elle seule, la réduction des gaz à effet de serre est une motivation suffisante pour diminuer la consommation, et donc la production, de viande bovine.

Mais cette mesure permettrait aussi un gain direct conséquent en épargnant les vies d’êtres humains menacés par leur régime alimentaire carné.

Enfin, difficile de contester le progrès ainsi obtenu en matière de bien-être animal.

Face à l’urgence climatique, soulignée par l’appel signé par plusieurs centaines de personnalités pour un Lundi vert sans viande ni poisson en France, comment Monsieur le Ministre envisage-t-il de soutenir la recommandation du Forum économique mondial en encourageant la réduction de consommation et de production de viande, bovine en particulier, à l’échelon régional ?

Les études démontrent la plus-value environnementale d’une viande produite localement par rapport à une production à grande distance : quelles actions vont être mises en œuvre afin de sensibiliser le public à cette plus-value et ainsi l’inciter à consommer plus local ?

Comment éduquer la population à consommer moins de viande, mais de meilleure qualité et produite localement : actions concrètes, sensibilisation dans les écoles… ?

Merci d’avance pour votre réponse,

 

Réponse du Ministre C. DI ANTONIO le 15/02/2019

La question de la consommation de viande bovine est complexe. La bataille des chiffres fait rage, qu’il s’agisse d’un point de vue de santé publique ou d’un point de vue environnemental. Ce qui est important dans ce genre de question, c’est de l’aborder d’un point de vue holistique pour éviter de tirer des conclusions partielles et donc erronées et d’entrer dans des débats clivants et stériles.

D’un point de vue « santé », nous sommes tous d’accord que la tendance va vers une diminution de la quantité de viande consommée, mais ce critère doit être mis en parallèle avec une meilleure qualité de cette viande et une origine plus locale pour rencontrer des critères environnementaux.

La stratégie « Manger Demain » et, au sein de celle-ci, le référentiel de l’alimentation durable propose une approche de l’alimentation selon six objectifs spécifiques et deux transversaux, sans aucune hiérarchie entre eux. C’est bien l’ensemble des approches qu’il faut prendre en considération, ce qui est mis en pratique via le Green Deal « Cantines durables » qui s’inscrit dans une démarche de transition et non de rupture ou d’opposition. Les actions concrètes sont en cours d’élaboration par les 130 signataires du Green Deal et seront publiées courant avril.

 

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