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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions écrites Les coopératives de biométhanisation agricoles

Les coopératives de biométhanisation agricoles

09 avril 2018| Question écrite de V. WAROUX au Ministre CRUCKE

Monsieur le Ministre,


A travers des articles de presse récents, nous pouvons constater une certaine effervescence dans le secteur des coopératives de biométhanisation agricoles. Une nouvelle coopérative, la SCRL Metha’org Wallonie, se met en place, et pose une série de constats intéressants.


Elle pointe notamment la difficulté à capter les « déchets », c’est-à-dire les résidus organiques hautement valorisable, issus de l’agriculture ou de l’industrie agroalimentaire, qui doivent alimenter le digesteur. Actuellement, on verrait se développer une tendance à la négociation des prix par des traders, des courtiers en déchets, intermédiaires entre les industriels et les biométhaniseurs, en se rémunérant des deux côtés. D’une part, les PME, acteurs de la grande distribution, ou même agriculteurs lorsqu’il s’agit de produits « déclassés », doivent payer pour se débarrasser de ce qu’ils appellent encore « déchets ». Et d’autre part, les biométhaniseurs payent pour recevoir la matière première de leur digesteur.


Un des défis du marché est donc d’organiser le réseau afin que ces résidus puissent intégrer la filière, sans passer par des intermédiaires. D’où l’intérêt d’impliquer directement les agriculteurs dans la coopérative.
Un autre défi est de rentabiliser la filière afin qu’elle ne soit plus uniquement dépendante de la vente d’électricité via le mécanisme de certificats verts. Le secteur craint d’ailleurs la fin de l’octroi de ces certificats pour de nouveaux projets à l’horizon 2019, comme l’aurait suggéré la task force que vous avez constituée pour régler la bulle.


Pour y parvenir, il est nécessaire de mieux valoriser les produits dérivés de la biométhanisation. Le digestat, qui se présente au départ sous forme liquide, doit être séché pour devenir un engrais organique. Une unité de séchage doit pour cela être construite, car il n’en existerait pas encore en Wallonie. L’engrais organique ainsi obtenu (10% du digestat) aurait les mêmes capacités fertilisantes que les engrais chimiques, mais à un coût 60 fois moindre (de 4 à 5€ la tonne, contre 300€).


La chaleur produite par l’unité devrait aussi être systématiquement valorisée, ainsi que le Gaz naturel, qui pourrait être vendu comme carburant.

Sur le site dédié à l’Energie de la Région wallonne, et plus spécifiquement dans le document « Panorama de la filière biométhanisation en Wallonie, édition 2017 » nous apprenons que sur les 49 unités de biométhanisation en fonctionnement en Wallonie en 2016, 25 sont déjà des unités agricoles. Sur la répartition géographique de ces unités agricoles, nous constatons étonnamment un vide en Wallonie picarde, malgré une activité agricole importante. Le document ne nous renseigne par contre pas sur la nature des intrants de ces unités, et fait d’ailleurs mention de la difficulté de récolter les données, communiquées sur base volontaire par les porteurs de projets.


Il mentionne par contre : « Les unités de type agricole vendent la majeure partie de leur électricité et une petite part de la chaleur. Dans certains cas, la chaleur permet d’alimenter un réseau de chaleur pour des maisons et/ou des entreprises voisines. Étant souvent excédentaire aux besoins de l’exploitation et ne pouvant que difficilement être vendue, les biométhaniseurs cherchent à valoriser au mieux la chaleur nette produite (besoins de process soustraits) par des activités complé- mentaires. » et « Cette chaleur n’est pas forcément utilisable : elle peut nécessiter des investissements importants afin d’être valorisée, ce qui n’est pas toujours rentable. ».

Monsieur le Ministre, ces différents constats m’amènent à vous poser plusieurs questions :


- Votre administration a-t-elle déjà évalué la rentabilité de ce type de coopératives agricoles à terme, sans l’apport des certificats verts ? Avec une valorisation optimale de tous les produits dérivés de la biométhanisation, ces unités seront-elles rentables par elles-mêmes ? Quels sont les freins, et que mettez-vous en œuvre, au besoin avec vos confrères, pour les lever ?
- Comment expliquer le peu de rentabilité de la production de chaleur dans le process ? Comment l’améliorer ?
- Menez-vous une concertation avec le secteur pour évaluer l’impact de la suppression des certificats verts pour ce type de projet ? Une aide pourrait-elle être conservée, au moins pour une période de transition, exclusivement pour les projets fonctionnant à partir d’intrants de type « déchets » organiques, en excluant ceux fonctionnant à partir de cultures énergétiques de produits initialement alimentaires (maïs, betteraves)?
- Avez-vous plus de renseignements sur les types d’intrants alimentant les unités agricoles ? Certaines fonctionnent-elles avec une part significative d’intrants de cultures initialement alimentaires ? Si oui, pouvez-vous nous en communiquer les proportions ?
- Vu l’absence d’unité agricole en Wallonie picarde, ne serait-il pas pertinent d’en encourager la création ? Je parle évidemment ici d’une véritable coopérative agricole, alimentée par des déchets agricoles, et qui assurerait un revenu supplémentaire directement aux agriculteurs/coopérateurs, et non de cette ineptie de projet Sibiom visant à détourner la destination nourricière de nos terres agricoles locales tout en renflouant l’intercommunale en difficulté qui le porte, via l’appropriation de certificats verts.
- Une amélioration de la récolte de données pourrait passer par des conventions/procédures de transfert de données avec les départements concernés de l’Administration, indique le document consulté. Est-ce en cours ?
- Confirmez-vous qu’il n’existe pas d’unité de séchage de digestat en Wallonie pour l’instant ? Des aides publiques existent-elles pour ce type de construction ? Est-ce nécessaire, vu le gain sur les engrais organiques ainsi produits, via l’économie d’achat d’engrais chimiques ? Toutefois, comment faire pour valoriser cette filière, vu son impact très positif à la fois sur les agriculteurs et sur l’environnement ?

D’avance, merci pour vos réponses.

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