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Les soins palliatifs et la lutte contre la douleur

05 mars 2018 | Question écrite de J.ARENS à la Ministre GREOLI - Réponse disponible

Madame la Ministre,

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la douleur, le 12 octobre dernier l’OMS a dressé un état des lieus de la question et a pointé du doigt le manque cruel de pompes à morphine dans les établissements de soins publics et privés.

Parmi les nouvelles approches pour soulager les douleurs, l’utilisation des pompes à morphine a démontré son efficacité. Ces dispositifs sont cependant coûteux (1500 euros l’unité) et leur prise en charge financière nécessite trop souvent un appel au mécénat, aux dons privés, aux ASBL locales et au soutien financier des autorités locales.

Les pompes à morphine sont utilisées par les équipes de soins à domicile ainsi que par les équipes de soins palliatifs. L’ASBL « Accompagner » couvre l’ensemble de la Province de Luxembourg en matière de soins palliatifs. Dans le cadre du recensement des besoins en matériel qu’elle effectue pour le moment, elle a recensé 43 pousse-seringues : 23 nouveaux modèles et 20 anciens modèles qui devraient être remplacés car ils ne peuvent plus être entretenus par le fabricant. Le stock existant devrait encore être complété car l’usage de ce matériel est partagé avec les équipes de première ligne ; les équipes d’infirmières indépendantes et les organismes d’aide et de soins à domicile qui n’en disposent pas. Les pompes restent chez le patient de un jour à un an (voire plus). Le besoin de ce matériel est récurrent.

Face aux besoins non rencontrés, des infirmières à domicile envisagent même de se procurer une pompe à morphine à titre personnel.

Il en va de même pour les coussins anti-escarres et des matelas alternating.

Dans le cadre de ses compétences en matière de santé, comment la Région wallonne intervient-elle financièrement pour soutenir les organismes d’Aide et Soins à domicile et de soins palliatifs ? Quel budget leur est-il alloué ?

De nouvelles pistes de financement ou de collaboration pourraient-elles être investiguées ?

Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour vos réponses.

 

Réponse de la Ministre A. GREOLI le 27/03/2018
 

Les soins palliatifs tendent à assurer un accompagnement du patient et de son entourage, tant au niveau de la gestion des symptômes physiques et de la douleur que d’un soutien psychologique, moral ou spirituel.

Pour soulager les douleurs de leurs patients, les équipes de soins à domicile ont bien évidemment, recours aux pompes à morphine. Ces prestataires de première ligne de soins (tout comme les médecins généralistes) bénéficient de valorisations des actes et des remboursements lorsqu’ils prennent en charge un patient palliatif. Si, comme le souligne l'honorable membre à juste titre, le coût élevé du matériel de type pompe à morphine constitue un frein à leur acquisition, et ce malgré de réels besoins sur le terrain, ce financement continuera toutefois de dépendre des compétences fédérales dans les années à venir.

Les plates-formes en soins palliatifs ou associations en matière de soins palliatifs agréées par la Région wallonne sont par contre désormais entièrement financées par notre région. Leur budget est resté stable par rapport aux années précédentes et n’a pas eu à souffrir des restrictions budgétaires. De plus, la Région wallonne a cofinancé ces plates-formes pour des missions particulières, en ce compris des missions de soutien psychologique auprès des équipes de soins et de services.

La Région wallonne est également compétente pour les équipes de soutien palliatives. La matière a été transférée dans le cadre de la sixième réforme de l’État, et l’INAMI assure la transition jusqu’au 31 décembre 2018 en subventionnant notamment les opérateurs dans le cadre de conventions spécifiques. Le système de subventionnement se base sur le remboursement de forfaits uniques payés via les organismes assureurs. Le montant forfaitaire couvre ainsi les interventions de l’équipe pour un patient palliatif, ainsi que les frais de fonctionnement en relation directe ou indirecte avec celles-ci. Il couvre également le coût des activités générales de l’équipe. Ces conventions encadrent notamment le soutien aux proches des patients palliatifs.

Les soins palliatifs au domicile des patients sont, en réalité, pour un patient donné, la résultante d’une série de dispositifs différents dépendants de réglementations différentes : dispositifs de la première ligne de soins ambulatoire, de la deuxième ligne, de structures hospitalières (unités résidentielles), de structures d’hébergement telles les MRS, des services d’aide ambulatoire en matière sociale, en matière d’aménagement des locaux, etc. C’est un des rôles des plates-formes en soins palliatifs que de nouer et d’entretenir le dialogue entre toutes les associations et tous les acteurs impliqués dans les prises en charge de patients palliatifs afin de diffuser cette approche palliative auprès de la population et de favoriser les coordinations cliniques entre professionnels.

 

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