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L’impact de la chaleur sur les voiries

30 mai 2017 | Question orale de M. VANDORPE au Ministre PREVOT - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,


Le 17 mai dernier, alors qu’une première vague de chaleur touchait notre pays, de nombreux automobilistes circulant sur l’autoroute A 17 ont été surpris de constater les dégâts déjà occasionnés à la voirie par les températures élevées. Du fait de ces dernières, la chaussée s’est soulevée à plusieurs endroits provoquant des nids de poules et de gros bouchons sur l’autoroute.


Monsieur le Ministre :


- Une réfection en profondeur de ce tronçon d’autoroute sera-t-elle nécessaire afin de pallier à ce problème ?
- D’autres dégâts de ce type ont-ils été constatés ailleurs en Wallonie ?
- Comment expliquez-vous cette fragilité de nos voiries aux premières chaleurs ?
- Devons-nous craindre la répétition de ce phénomène dans les semaines à venir ?
- Dans le cadre de l’important travail de réfection des voiries actuellement en cours, une attention particulière est-elle portée à veiller à éviter que celui-ci se répète à l’avenir ?

Je vous remercier pour vos réponses,

 

Réponse du Ministre M. PREVOT 

 

Madame la Députée, les revêtements routiers peuvent souffrir de la chaleur, essentiellement de deux manières : les revêtements hydrocarbonés peuvent s'orniérer longitudinalement et les revêtements en béton peuvent se soulever en leurs points fragiles, essentiellement aux joints de construction transversaux.

Les tronçons d'autoroutes en béton dits « béton armé continu » datant du début de l'utilisation de la technique du béton armé continu en Belgique, c'est-à-dire fin des années 1960 et années 1970, résistent très bien à la chaleur. Citons par exemple, l'A115-E42 FlémalleSambreville, l'A3-E40 Crisnée-Hélécine, l'A4-E411 Daussoulx-Achène, et cetera.

De même, les tronçons les plus récents en béton armé datant des 10 à 15 dernières années ne subissent aucun dégât.

Ce sont les tronçons réalisés pendant la période intermédiaire qui se dégradent sous les fortes chaleurs.
Ces tronçons ont été conçus suivant la circulaire ministérielle du 11 août 1981 du ministre des Travaux publics, Jos Chabert, portant sur l'économie dans les travaux routiers. Cette circulaire prescrivait, entre autres, la réduction de l'épaisseur du béton, la diminution du taux d'acier de 0,85 % à 0,67 % et la suppression de la couche de base en enrobé hydrocarboné. Ces dispositions ont fragilisé le revêtement et ont notamment contribué à sa moindre
résistance aux sollicitations dues aux fortes chaleurs.

Depuis l'abandon de ces mesures et le retour à une conception saine, retenue par les cahiers des charges type RW99, et puis Qualiroutes, les chaussées sont plus résistantes et les sections neuves ne sont pas sujettes aux
soulèvements.

La fragilité des revêtements en béton, en particulier aux joints de construction transversaux, est un phénomène en grande partie aléatoire : les inspections et réparations préalables ne garantissent pas de mettre les usagers à l'abri des soulèvements de chaussée par forte chaleur.

C'est bien la combinaison d'une poussée de chaleur continue pendant une ou plusieurs journées d'affilée, alliée à une faiblesse localisée du revêtement, qui explique l'apparition de ces dégâts.

En ce qui concerne l'autoroute A17, des réparations ponctuelles suffiront à pallier ce problème localisé et n'affectant que la couche superficielle.

D'autres dégâts de ce type ont été constatés en petit nombre cette année en Wallonie, comme c'est le cas chaque année en quelques endroits ; il n'est donc pas exclu que d'autres désagréments surviennent dans les semaines actuelles de forte chaleur ailleurs sur le réseau.

Dans le cadre des importants travaux de réfection des voiries actuellement en cours, la lutte contre les effets néfastes de la chaleur prend une forme différente suivant le type de revêtement en place :
– pour les revêtements hydrocarbonés orniérés, les projets ont tenu compte des endroits où ces orniérages étaient constatés comme critère de choix des travaux à réaliser ;
– pour les revêtements en béton, la fragilité aléatoire des revêtements n'a pas d'impact sur le choix des réparations de grande ampleur ; ce sont les marchés d'entretien ordinaire ou spécifique qui permettent de réparer
préventivement ou curativement les zones à- risque ou dégradées.


Réplique de la Députée M. VANDORPE

 

Je vous remercie pour vos réponses. Je suis quand même assez contente d'entendre que c'est très localisé et que cela restera assez limité.

J'entends bien que vous avez vraiment pris en compte les difficultés et que, dès qu'il est possible de pallier les problèmes, vous les prendrez en compte dans le cadre des travaux et des réfections habituelles.

 

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