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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales L’impact de la peste porcine africaine pour le secteur agroalimentaire wallon

L’impact de la peste porcine africaine pour le secteur agroalimentaire wallon

2 octobre 2018 | Question orale de Fr. DESQUESNES au Ministre JEHOLET - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,


La découverte de cas de peste porcine africaine impacte l’ensemble de la filière porc de notre région. Si les producteurs craignent l’infection de leurs élevages par la maladie, le reste de la filière souffre des mesures d’embargo décidées par certains pays vers lesquelles nous exportons notre production. Même si cette clause était incluse dans les autorisations d’accès à ces marchés, il convient de plaider auprès des autorités sanitaires que l’épizootie de peste porcine est actuellement limitée au gibier et qu’aucun cas n’a été détecté dans une exploitation, même celles installées dans la zone de confinement.


Monsieur le Ministre :


- L’impact de cette infection peut-il déjà être mesuré au niveau de notre secteur agro-alimentaire ?
- Quelle est la situation au niveau secteur des abattoirs, ceux-ci sont particulièrement dépendant d’importations d’autres régions ?
- En coordination avec votre collègue de l’Agriculture, envisagez-vous des mesures de soutien pour les entreprises de notre secteur agro-alimentaire touchées par cette crise ?
- Une aide de la Wallonie, via l’expertise de la SOGEPA, est-elle envisageable afin de soutenir nos entreprises et, de la sorte, préserver l’emploi ?
- L’AWEX élabore-t-elle une stratégie afin de rassurer les marchés étrangers ?
- En collaboration avec l’AFSCA, va-t-elle mener une campagne d’informations auprès des marchés étrangers pour les rassurer sur la sécurité alimentaire de nos productions et le fait que l’ensemble de nos exploitations sont indemnes ?

Je remercie d’avance, Monsieur le Ministre, pour ses réponses.

 

Réponse du Ministre JEHOLET 

 

Monsieur le Député, tout d’abord, je rappelle que les mesures décrétées par les ministres Ducarme et Collin, que ce soient l’établissement de la zone de surveillance ou l’abattage préventif des porcs domestiques situés à l’intérieur de celle-ci, ont été prises en concertation avec les experts de la Commission européenne. Je constate que l’ensemble des filières touchées sont conscientes du risque très important que ces mesures visent à limiter. Les différents acteurs économiques de ces filières l’ont, je pense, bien compris. Malgré la gravité de la crise, je pense que les ministres gèrent extrêmement bien cette crise, même s’il ne faut pas en minimiser l’impact. Au sein du Gouvernement wallon, il y a vraiment une collégialité par rapport aux décisions qui sont prises et que nous assumons.

La priorité est actuellement de circonscrire la zone de contamination. Une fois celle-ci définie, nous pourrons mesurer le préjudice total pour les différentes filières. Nous savons déjà que les activités d’élevage et d’abattage de porcs sont très majoritairement concentrées en Flandre.

Le ministre fédéral a annoncé que le Fonds sanitaire interviendrait pour les éleveurs touchés. Cette intervention sera cofinancée à 50 % par l’Europe.

En tant que ministre de l’Économie, je suis attentif à la situation des acteurs situés en aval de l’élevage porcin et aux autres secteurs économiques touchés par les mesures, notamment la filière gibier concentrée en Province de Luxembourg et la filière bois, qu’il ne faut pas oublier. En effet, certains exploitants forestiers ne peuvent actuellement plus accéder à certaines concessions dans la zone de contamination et de surveillance. Ceux-ci disposent néanmoins d’autres concessions à exploiter, mais si la situation demeure trop longtemps, cela pourrait devenir problématique.

À l’instar de ce qui a été mis en place dans le cadre de la crise des œufs contaminés au fipronil, je vais activer la SOWALFIN, en collaboration avec le secteur bancaire, pour mettre en place des solutions de soutien à la trésorerie des entreprises touchées.

Concrètement, il s'agira d'octroyer des prêts ou des garanties sur prêts bancaires.

Un second élément auquel je suis attentif est de préserver l'image du porc wallon à l'export. En effet, la Wallonie a exporté en 2017 45,8 millions d'euros de viande porcine, ce qui représente environ 13 % des exportations de viande wallonne. En termes de montants exportés, il s'agit de la troisième filière en importance derrière la volaille, 42 %, et la viande bovine, 33 %.

Suite aux annonces relatives aux différents embargos depuis le 18 septembre 2018, l'AWEx a consulté les entreprises wallonnes concernées. Il en ressort que l'impact n'est pas encore perceptible, à l'exception de quelques distributeurs qui ont suspendu leurs commandes de salaisons.

Enfin, il importe de souligner que, outre une étude statistique en cours de finalisation, l'AWEx prépare actuellement un formulaire d'enquête qui sera transmis aux entreprises du secteur.

Il est clair aussi que, suite aux embargos, il y aura un travail important par après de l'AWEx dans les différents pays qui importent notre viande porcine.

 

Réplique du Député F. DESQUESNES 

 

Je remercie M. le Ministre de l'attention qu'il porte à ce sujet et qui souligne le travail collégial et dans une bonne entente avec le ministre fédéral de l'Agriculture.

Par rapport à une crise comme celle-là et ses potentiels risques pour l'ensemble de notre économie, de nos acteurs et entreprises, il est important d'être au taquet, dans l'anticipation. De ce que j'ai entendu dans vos réponses, c'est le cas.

Je voudrais vous rendre attentif à quelques situations des abattoirs qui sont particulièrement concernés, je pense à celui de Virton, mais aussi à ceux d'Aubel et Malmedy, qui peuvent être extrêmement concernés. Je sais que vous y êtes très attentif.

Pour les exploitants forestiers également, la situation cause un préjudice, en espérant que, quand la quarantaine sera levée, eux pourront reprendre leurs activités.

La filière porcine, c'est un travail sur la confiance qu'il faudra rétablir.

Vous avez souligné l'importance que représente le secteur porcin dans nos exportations de viande. Je ne peux que saluer le fait que l'AWEx soit déjà « en situation de préparation » et que sur le terrain la SOWALFIN soit prête dans quelque temps, si j'ai bien compris, à proposer des garanties sur prêt bancaire, de façon à pouvoir passer des périodes les plus difficiles que certaines entreprises consulteraient.

Il faudra que, avec les services de l'agriculture et les services de l'AWEx, au moment où la crise sera derrière nous, mettre le paquet pour reconquérir les éventuelles parts de marché perdues. 

 

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