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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales L’impact du protectionnisme américain sur les entreprises wallonnes

L’impact du protectionnisme américain sur les entreprises wallonnes

16 octobre 2018 | Question orale de M.-D. SIMONET au Ministre JEHOLET - Réponse disponible

 

Monsieur le Ministre,

Une récente étude de la BNB parue dans la Revue économique et citée dans La Libre rappelle que, si M. Trump n’a pas mis la moitié de ses menaces à exécution, il a tout de même pris des « mesures protectionnistes sans précédent depuis les années 30 ».

Sur la période 2015­2017, quelque 4900 firmes ont exporté directement des biens vers les États-Unis pour un montant de 14 milliards d’euros en moyenne par an, ce qui fait des États-Unis le cinquième partenaire commercial de la Belgique. Avec 7,2 milliards d’euros d’exportations, les produits chimiques et pharmaceutiques sont les premiers concernés.

Bien que les auteurs montrent que l’impact sur l’économie belge des nouveaux tarifs douaniers américains devrait rester limité, ils indiquent qu’il ne faudrait cependant pas sous-estimer l’incidence négative sur les filières concernées et sur leurs chaînes de fournisseurs. Il ressort de la simulation menée par les auteurs que les arrondissements d’Anvers, Ath, Bruxelles, Charleroi, Courtrai, Dinant, Hal-Vilvorde, Huy, Liège, Mons, Philippeville et Tongres sont les plus vulnérables.

Les auteurs indiquent également qu’une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis se répercuterait sur la Belgique, vu la part relativement importante de l’économie belge engagée dans les exportations chinoises vers les Etats-Unis.

- Les entreprises wallonnes, en particulier d’acier et d’aluminium ressentent-elles les effets de ces barrières tarifaires ?
- Un monitoring du suivi de l’impact de ces barrières tarifaires a-t-il été mis en place ? Pouvez-vous évaluer l’impact sur l’économie wallonne ?
- Des mesures doivent-elles être prises pour garantir la pérennité de nos entreprises sidérurgiques dans ce contexte ?

Je vous remercie d’avance.

 

Réponse du Ministre JEHOLET 

 

Madame la Députée, l'élection de M. Trump à la fonction de Président des États-Unis d'Amérique en janvier 2017 a, en effet, bouleversé la vision américaine du commerce international. Désormais, le système commercial international est vu comme un jeu à somme nulle dans lequel certains pays gagnent et d'autres perdent.

C'est dans ce cadre que les tarifs douaniers additionnels – respectivement 25 % pour l'acier et 10 % pour l'aluminium – ont été imposés aux États membres de l'Union européenne à partir du 1er juin 2018. Pour la Région wallonne, ces secteurs ne représentent respectivement que 0,8 % et 0,1 % de nos exportations vers les USA.

Dans son étude sur le nouveau protectionnisme américain et ses effets sur l'économie belge, publiée en septembre 2018 sur son site Internet, la Banque nationale de Belgique conclut que l'impact des nouveaux tarifs douaniers sur la Belgique est très limité. Par ailleurs, l'étude ne prend pas en compte les mesures de rééquilibrage adoptées par l'Union européenne.

En effet, pour protéger l'économie européenne, en ce compris les entreprises wallonnes qui pourraient être impactées, l'Union européenne a opté pour des mesures de rééquilibrage en imposant des taxes d'importation supplémentaires sur certains produits américains iconiques comme les motos Harley Davidson, les jeans, le bourbon, le beurre de cacahuètes, et cetera. Elles ont été validées par l'OMC le 6 juin dernier et sont en vigueur depuis le début du mois de juillet.

En parallèle, l'Union européenne a lancé, le 1er juin 2018, une procédure à l'encontre des USA auprès de l'OMC pour contester la justification des tarifs douaniers.

Elle a également indiqué qu'elle se réservait le droit d'un rééquilibrage additionnel sur 3 600 000 000 d'euros d'importations américaines d'ici trois ans ou dès que l'OMC ait fait droit à sa demande.

Globalement, ces réactions ont été proportionnées et ont ciblé des produits d'exportation politiquement sensibles. La perspective d'un différend commercial s'est éloignée. Les tensions sont retombées avec l'adoption d'une déclaration conjointe par le président de la Commission européenne, M. Jean-Claude Juncker, et le Président des USA, M. Donald Trump.

Cette déclaration est mise en œuvre par la commissaire européenne au Commerce, Cécilia Malmström et le représentant américain Robert Lighthizer qui se réunissent dans le cadre des groupes de travail régulièrement. De plus, les efforts de l'Union européenne et de ses États membres sont continus pour engager les USA et trouver des solutions aux problèmes soulevés dans plusieurs FOREm, que ce soit le G20, l'OMC, et cetera.

Enfin, le monitoring de l'impact de ces barrières tarifaires est assuré dans le cadre d'un groupe de travail technique mis en place par le ministre-président et moimême pour assurer un suivi de mesures protectionnistes prises par un pays tiers et identifier les intérêts économiques offensifs et défensifs wallons dans les négociations commerciales de l'Union européenne avec des pays tiers.

 

Réplique de la Députée MD SIMONET 

 

Je remercie M. le Ministre pour sa réponse très complète. On voit que les réactions européennes semblent en tout cas être appropriées, fermes, mais toujours permettant la discussion avec notre partenaire les États-Unis.

Je note aussi qu'un groupe de travail, un monitoring a été mis en place au sein du Gouvernement avec le ministre-président et vous-même pour suivre ces dossiers. C'est important, la Wallonie n'est pas toute seule capable de suivre et évidemment d'impacter la politique de M. Donald Trump, mais nous savons qu'elle peut quand même être présente via le Fédéral, via l'Union européenne et en tout cas prendre conscience si des impacts extrêmement négatifs se manifestaient dans un secteur ou l'autre, ce qui, sur base de l'étude et sans doute de ce que vous constatez, n'est pas vraiment le cas.

Il faut rester vigilant, je vous en remercie.


 

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