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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales L’opération « Coup de poing pénurie »

L’opération « Coup de poing pénurie »

18 septembre 2018│Question orale de B. DREZE au Ministre JEHOLET - Réponse disponible

Monsieur le Ministre, 

 

Votre plan d’action contre les pénuries de main-d’œuvre qualifiée comporte une mesure baptisée « coup de poing ». Je la résume, sous votre contrôle : à la demande d’une entreprise ou d’un groupement d’entreprises, le FOREm mettrait en place la sélection et la formation d’au moins 8 stagiaires. A charge pour les entreprises concernées de s’impliquer dans le programme, notamment par l’accueil des stagiaires. Il y aurait à la clé une promesse d’engagement de 80 % des contingents de stagiaires ayant réussi, pour une durée égale à la formation, « sauf raisons dûment motivée »….

- Incombera-t-il aux entreprises de faire une démarche commune, ou le FOREm se chargera-t-il de centraliser les demandes et de les regrouper en « paquets » en vue du programme ?
- En regard du public potentiel de demandeurs d’emploi, combien de groupes pourraient être constitués ? Combien de formateurs seraient mobilisés ? (on sait que le métier de formateur est lui-même en pénurie !)
- La méthode ressemble fort au travail réalisé par les MIRE. N’y a-t-il pas doublon ?
- Que faut-il entendre par « raisons dûment motivées » ?
- L’offre de formation pourrait-elle avoir un caractère obligatoire ?
- Les demandeurs d’emploi engagés dans ce type de formation « coup de poing » auront-ils droit à l’incitant financier ?
- L’appellation « coup de poing » est-elle officiellement et définitivement adoptée ? Elle est d’habitude utilisée pour des opérations de police visant des pratiques criminelles !...

Je vous remercie pour vos réponses.

 

Réponse du Ministre JEHOLET 

 

Monsieur le Député, pour être synthétique, quel est l’objectif de la mesure ? J’en ai un peu assez d’entendre des entreprises d’un même secteur, dans une même sous-région dirent « Nous, on recherche tel profil. » Je donne un exemple, dans une même sous-région, on cherche un chauffagiste avec tel profil, on est prêt à en engager trois et une entreprise pas très loin est prête à en engager quatre. Nous organisons une formation clé sur porte avec le FOREm et les entreprises avec minimum huit postes à pourvoir, huit postes vacants avec le même profil. On organise une formation clé sur porte avec le FOREm, avec l’obligation d’engagement par la suite. Voilà, en résumé. L’objectif de la mesure est d’apporter une réponse urgente parce qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre, il y a des postes vacants, mais aussi ciblés aux pénuries de main-d’œuvre importantes rencontrées par les entreprises.

Les demandes viennent des entreprises. On part de leurs besoins pour établir le plan de formation et recruter les stagiaires. Quel est le besoin de l’entreprise ? Quel est le profil ? On définit ensemble – entreprises et FOREm – le profil et les entreprises qui participent à chaque étape afin de s’assurer que l’action réponde au mieux à leurs attentes.

Par exemple, si une entreprise ou un ensemble d’entreprises recherchent huit profils définis, le FOREm viendra peut-être avec 30 CV. L’entreprise aura aussi son rôle dans la sélection des stagiaires qui seront formés.

Concernant le regroupement des demandes de moins de huit stagiaires, deux options sont possibles :

- les entreprises s’associent de leur propre initiative et introduisent une demande conjointe au FOREm ;

- une entreprise introduit une demande où le nombre de stagiaires est inférieur à huit, le FOREm contacte le secteur pour l’informer de cette demande et voir si des demandes similaires sont en attente ou peuvent être identifiées parmi leurs entreprises membres. En parallèle, les conseillers entreprises du FOREm sollicitent également les entreprises de leur portefeuille.

Une proactivité et une agilité sont demandées aussi au FOREm.

Étant donné que les actions se mettront en place à la demande des entreprises, il est difficile, en l’état, de se prononcer sur le nombre de demandeurs d’emploi qui intégreraient ces actions. Concernant les formateurs, le FOREm se veut rassurant sur sa capacité à mobiliser les formateurs nécessaires, tant au sein des centres de compétence que dans ses centres de formation.

Votre question est tout à fait légitime et pertinente : il faut évidemment que les formateurs suivent.

De plus, des mesures d’assouplissement en termes de recrutement de formateurs au sein du FOREm vont prochainement être soumises au Gouvernement wallon, conformément à ce que prévoit le contrat de gestion du FOREm.

Il n’est ni pertinent ni productif de contraindre un demandeur d’emploi à s’engager dans une formation pour laquelle il n’a absolument aucune affinité. C’est la raison pour laquelle je privilégie la mobilisation et la responsabilisation des demandeurs d’emploi. Ils doivent être informés et orientés de manière pertinente afin de saisir toutes les opportunités qui s’offrent à eux.

De plus, la sélection des stagiaires s’opérera de concert entre le FOREm et l’entreprise. Les stagiaires retenus seront sous contrat de formation et donc soumis aux droits et obligations qui en découlent.

Le recrutement de minimum 80 % des stagiaires ayant réussi la formation est un élément clé de l’action. Il ne suffit pas de dire qu’on a des besoins, on forme, ils réussissent la formation et puis les entreprises n’engagent plus. Ce n’est pas l’objectif. C’est vrai qu’il laisse une petite marge aux entreprises ; ainsi, une raison dûment motivée pourrait être, par exemple, une diminution du travail suite à la perte d’un marché important.

Le FOREm s’assurera que des opportunités d’emploi seront proposées aux stagiaires ayant réussi et non engagés, parce que le but est évidemment l’engagement, la remise à l’emploi. Une personne qui n’aurait pas malgré tout d’emploi et qui auraitévidemment suivi la formation, elle pourrait être engagée dans une autre entreprise du même secteur.

Cela ne dépend pas non plus uniquement de l’entreprise. Il est également possible qu’un stagiaire, qui envisageait d’être engagé dans l’entreprise où il a été formé reçoive une proposition plus attractive dans une autre entreprise, et qu’il décide de la saisir.

On le sait, c’est toujours le problème de la formation : des entreprises s’investissent dans la formation, mais on ne peut pas empêcher après les personnes qui ont été formées d’aller, pour quelques euros parfois, dans une entreprise concurrente, et peutêtre y revenir par la suite, parce que l’on croit toujours que l’herbe est plus verte ailleurs ; ce n’est pas toujours le cas.

Il est possible que les stagiaires bénéficient des 350 euros, à condition que la formation suivie dans le cadre du « Coup de poing pénurie » soit reprise dans la liste des formations éligibles à l’incitant+, ce qui sera, à mon avis, régulièrement le cas.

Concernant un éventuel doublon avec les MIRE, il ne s’applique pas : en effet, les MIRE ne sont pas des organismes de formation. Leur mission est l’accompagnement vers et dans l’emploi, et notamment pour un public plus éloigné du marché de l’emploi. Les formations mises en place par les MIRE s’intègrent dans le cadre de cet accompagnement, mais ne sont pas leur cœur de métier. De plus, les publics cibles sont différents : les MIRE accompagnent les publics éloignés de l’emploi et ayant besoin d’un soutien continu et intensif, et ce même, dans le cas d’une action de formation. Le « Coup de poing pénurie » n’intègre pas ce critère de public éloigné. Tout demandeur d’emploi peut intégrer une telle action, sans que les conditions, en termes de durée d’inoccupation, par exemple, soient imposées.

Enfin, concernant l’appellation, vous me connaissez, je suis un peu provocateur parfois, mais c’est incroyable, parce que je vais dans beaucoup d’entreprises, et les gens ont retenu le nom. On me parle de l’opération « Coup de poing pénurie », donc, ce n’est pas si mal choisi, parce qu’il y a parfois des dispositifs qui existent depuis des années et des années dont on ne connaît pas le nom et même le contenu du dispositif ; ici, manifestement, cela a frappé. Alors, c’est vrai, c’est percutant et c’est peut-être représentatif de l’action-choc pour lutter contre les pénuries ; cela n’a pas été choisi par rapport à la référence que vous faites, mais c’est vrai que c’est peut-être un peu provocateur. Manifestement, cela a « tilté » auprès des entreprises, puisque l’on me demande systématiquement des précisions, comme vous le faites aujourd’hui en commission, par rapport au contenu et aux modalités du dispositif. 

 

Réplique du Député B. DREZE

 

Sur l’appellation un peu musclée : elle correspond à votre personnalité volontaire ; cela ne me pose pas de difficulté. On n’a pas évoqué de monitoring, mais ce serait intéressant de voir aussi...

 

Réponse du Ministre JEHOLET

 

Vous savez combien, pour moi, les indicateurs de résultats sont importants dans tous les dispositifs, dans toutes les mesures qui sont prises. Je n’aurai pas d’état d’âme dans six ou neuf mois de dire : « Voilà, on a mis un dispositif en place, et manifestement, par rapport à l’objectif poursuivi, il n’est pas atteint, donc il faut réorienter, modifier, changer, supprimer ce dispositif. » Trop souvent, peu importe les partis ou les ministres, on n’a pas ce souci d’évaluer les mesures que l’on prend. Il n’y a pas de gêne, à un moment donné, de dire qu’une mesure n’a pas atteint l’objectif escompté. Vous savez combien j’ai ce souci d’évaluation des politiques et avec des indicateurs de résultats : c’est une des premières mesures que j’ai prises au sein du FOREm.

 

Réplique du Député B. DREZE

 

Fort bien. Je trouve que le fait de mettre le FOREm dans une position proactive au service des entreprises est une excellente idée. J’espère comme vous que cette mesure portera ses fruits.

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