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La lutte contre les conducteurs fantômes

13 novembre 2017 | Question orale de I. MOINNET au Ministre DI ANTONIO - Réponse disponible

 Monsieur le Ministre,


Chaque année, des accidents, aux conséquences parfois graves, sont dus à des conducteurs roulant à contresens sur une autoroute. On dénombre, en moyenne, un conducteur fantôme par jour.
Il n’y a pas de profil type du conducteur fantôme, même s’il semble que le phénomène touche plus les personnes âgées que les jeunes. L’alcool est dans près de la moitié des cas responsable de ce type de comportement.


Les autorités publiques ont multiplié les campagnes de sensibilisation à ce phénomène et plusieurs expériences ont été menées afin de l’enrailler, je pense notamment à l’installation de mécanismes pour crever les pneus lorsque l’on emprunte une bretelle à contre-sens, mais aucune n’a été concluante.
Un inventeur, originaire de la province de Luxembourg, vient de proposer un nouveau dispositif consistant à installer 4 capteurs, installés par couple, sur la bretelle d’autoroute. Si le véhicule emprunte la bretelle dans le bon sens, rien ne se passe. Par contre, si les deux premiers capteurs enregistrent un véhicule qui s’engage à contre-sens, un écran lumineux installé sur un portique est actionné, affichant un stop géant et clignotant ainsi qu’une sonnerie. Par ailleurs, si les deux autres capteurs indiquent que le véhicule poursuit sa route, une alerte est envoyée à la police, le centre Perex et les conducteurs équipés de dispositif adapté, comme la communauté Coyote.
L’auteur de cette solution indique, dans la presse, qu’il a présenté cette solution au SPW mais que l’accueil a été fort peu enthousiaste, se basant non sur l’aspect technique mais uniquement sur des considérations budgétaires.

Monsieur le Ministre :


- Avez-vous pu prendre connaissance de cette solution ?
- Comment expliquer l’absence d’ouverture dans le chef du SPW alors que cette idée entre parfaitement avec l’esprit du nouveau centre Perex ?
- Ne serait-il pas possible de mener une expérience pilote sur, au moins, une bretelle particulièrement confrontée à ce problème, et baser le jugement sur une analyse concrète ?

D’avance je vous remercie pour vos réponses,

 

Réponse du Ministre C. DI ANTONIO 

 

Madame la Députée, depuis de nombreuses années, l'administration wallonne et moi-même examinons ces phénomènes et suivons les différents systèmes imaginés.

Diverses actions ont été prises au niveau de l'infrastructure afin de tenter d'éviter les contresens.

Depuis 2001, une circulaire technique a insisté sur les mesures à prendre sur l'infrastructure à hauteur des accès. Chaque échangeur a été examiné et adapté.

En résumé, il s'agit d'améliorer la qualité des marquages, de vérifier la mise en place des interdictions, d'utiliser des flèches de présélection aux carrefours et de vérifier la qualité de la signalisation directionnelle de préavis, d'utiliser des flèches au sol de confirmation du sens de circulation dans les accès et enfin d'installer, et c'est l'élément le plus visible, un panneau spécifique, la fameuse main sur fond jaune.

Ajoutons à ces mesures la fermeture de tous les passages en berme centrale, dits passages de police ou de service, la séparation physique des entrées et sorties jusqu'au carrefour sur la route transversale, le réaménagement de certains carrefours sur les axes transversaux des échangeurs.

Par exemple, au-delà des autres avantages qu'il apporte, l'implantation d'un rond-point rend difficile la prise d'un accès en contresens.

En 2008, un groupe de travail composé de différents services de l'administration des routes, du centre de recherche routière, de l'IBSR et du Service public fédéral a inventorié tous les systèmes connus. Les différents systèmes ont été examinés et évalués sous leurs différents aspects : efficacité potentielle, possibilité technique de mise en œuvre, coût, effet pervers, et cetera. Aucun système n'avait alors été retenu.

L'expérience confirme que ce sont globalement les « petites » actions, « simples » et peu coûteuses qui sont les plus efficaces, à savoir les actions de la circulaire de 2001 et diverses recommandations sur la conception des
accès et de leur signalisation.

Ce thème fut abordé lors d'une réunion rassemblant des techniciens des différentes administrations des routes d'Europe. La conclusion de cette réunion est qu'il n'y a pas de dispositif nouveau satisfaisant.

L'avertissement via les médias de la présence d'un conducteur à contresens est une action qui se développe
un peu partout en Europe, notamment vu la multiplication des centres de gestion du trafic. En Wallonie, dès que le centre PEREX est informé de la présence d'un conducteur fantôme, l'information est diffusée sans délai par les médias.

Une action spécifique a par ailleurs été mise en place récemment avec Coyote dans le cadre du partenariat existant.

Dans le cadre du dossier de PEREX 4.0, des caméras supplémentaires et divers panneaux de signalisation dynamiques doivent être placés sur le réseau. Les véhicules fantômes pourront dès lors être plus vite repérés et signalés sur les panneaux et aussi via une information directe à l'ensemble des médias, les radios notamment.

Pour sa part, la police a également défini une procédure d'intervention de son personnel en cas de signalement d'un conducteur à contresens.

Pour terminer, au niveau du dispositif que vous relayez et qui peut paraître intéressant, il faut savoir que son coût est relativement important et qu'il est sensible en termes de maintenance.

Son implantation sur les 250 échangeurs wallons représentant 500 sorties d'autoroute représenterait un coût démesuré en regard de l'avantage.

Il n'y a par ailleurs pas de sortie récurrente en matière d'occurrence du phénomène. Il n'y a pas un endroit où cela arrive souvent et, dès lors, il est très difficile d'imaginer un test qui puisse être pertinent.

Toutefois, différents dispositifs sont à l'étude. Ils ont été présentés tant à l'administration wallonne qu'à d'autres acteurs de la sécurité routière.

Les résultats des dispositifs présentés ne permettent pas à ce jour de décider d'implémenter un dispositif en
particulier et la période d'analyse a été étendue.


Réplique de la Députée I. MOINNET

 

Je remercie M. le Ministre pour ces éléments de réponse. Je prends acte de sa réponse tout en confirmant que les actions les plus simples et les moins coûteuses sont les plus efficaces suivant les actions de la circulaire de 2001 et qu'il n'y a pas de dispositif nouveau plus efficace. Je note cependant que le nouveau dispositif avec caméras supplémentaires, avec information directe au centre PEREX, pourrait être une bonne solution à l'avenir. Je note que le système dont je vous ai parlé dans ma question écrite n'est pas le système le plus adéquat
puisque cela engendre un coût important et qu'il est sensible en termes de maintenance. J'ai bien pris note
que ce n'était pas une solution retenue par l'administration et par vos services.
 

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