Aller au contenu. | Aller à la navigation

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    Dimitri FOURNY

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    André ANTOINE

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    Marie-Dominique SIMONET

     

  •  
    Bienvenue sur notre site  !

     

    Véronique Salvi

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    Josy ARENS

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    Maxime PRÉVOT

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    Pascal BAURAIN

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    Benoit DREZE

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    François DESQUESNES

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    Isabelle MOINNET-JOIRET

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    Véronique WAROUX

  •  
    Bienvenue sur notre site !

     

    Mathilde VANDORPE

  •  
    Bienvenue sur notre site  !

     

    Isabelle STOMMEN

Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales La pénurie des prestataires dans les agences locales pour l’emploi

La pénurie des prestataires dans les agences locales pour l’emploi

27 mars 2018│Question orale de B.DREZE au Ministre JEHOLET - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,

A l’occasion d’une récente assemblée, la plateforme des agences pour l’emploi de Wallonie a réitéré un certain nombre d’inquiétudes et d’insatisfactions.
Une des principales préoccupations réside dans le manque de prestataires, à telle enseigne que beaucoup d’ALE ne parviennent plus à honorer les demandes. Dans ce domaine, on serait aussi confronté à une pénurie de main-d’œuvre.


Les demandes difficiles ou impossibles à satisfaire émanent notamment du monde scolaire. En effet, beaucoup d’écoles ont recours à des travailleurs ALE pour la surveillance avant et après les heures de classe. Plus généralement, on sait que les ALE apportent une contribution précieuse à une série de collectivité, d’associations, de clubs locaux… Leur objectif d’insertion de personnes éloignées de l’emploi se double de ce rôle sociétal. On pourrait à cet égard faire la comparaison avec d’autres dispositifs comme les articles 60 ou les APE.
Toujours est-il que de moins en moins de chômeurs ou de bénéficiaires de l’aide sociale sont candidats à prester en ALE. Cela tient sans doute à l’évolution des politiques d’accompagnement, d’activation et de contrôle au cours des dernières années.

- Comment interprétez-vous cette pénurie de candidats ?
- Le phénomène est-il, selon vous, généralisé ?
- La réduction des effectifs mis à disposition par le FOREm pour gérer les ALE a-t-il à cet égard une influence ? (Parfois un agent à temps très partiel ne peut assurer qu’une permanence à horaire très réduit)
- Y aurait-il une objection de principe à élargir les conditions d’accès actuelles au travail en ALE, de façon à mieux coller à l’évolution du non-emploi ou du sous-emploi en Wallonie ?
- Le public visé par votre proposition relative aux chômeurs non mobilisables pourrait-il être orienté vers les ALE en tant que prestataire ? »

Je vous remercie

 

Réponse du Ministre JEHOLET 

 

Monsieur le Député, est-ce que je confirme qu’il y a moins de candidats qu’auparavant ? Oui.

Mais, est-ce que je confirme que c’est lié à la sixième réforme de l’État ? Je ne suis pas convaincu. Je pense qu’il y a moins de candidats, mais je pense que c’est depuis un certain nombre d’années.

Est-ce que les ALE fonctionnent ? Oui, mais elles fonctionnent à géométrie variable. Il y en a qui fonctionne bien. Il y en a qui fonctionne moins bien, et ce pour différentes raisons.

Je m’inscris en faux par rapport à ce qui suit : le FOREm n’a pas réduit les effectifs en personnel des ALE. Au contraire, en 2017, il a procédé à l’engagement de 17 nouveaux collaborateurs pour les ALE. Il a, c’est vrai, réparti de manière plus équilibrée les effectifs entre les ALE au regard de leurs activités respectives.

La réglementation actuelle prévoit que les chômeurs de longue durée – deux ans de chômage pour les moins de 45 ans et six mois de chômage pour les 45 ans et plus – et l’ensemble des bénéficiaires du revenu
d’intégration sociale peuvent prester des activités en ALE. Dans les faits, très peu de bénéficiaires du revenu
d’intégration sociale prestent en ALE.

Cela représente un potentiel d’environ 142 500 demandeurs d’emploi wallons.

Cependant, le dispositif n’étant pas obligatoire – vous en avez parlé –, peu de demandeurs d’emploi s’y inscrivent et l’on constate, c’est vrai, un désintérêt croissant qu’aucune analyse fondée ne permet d’expliquer, si ce n’est une exploitation non optimalede ce dispositif.

Je suis convaincu, et je l’ai déjà dit, que ce dispositif doit être repensé. Il ne doit pas être supprimé, parce que
je crois en ce dispositif. Il doit être repensé. Je n’ai pas d’objection de principe à en élargir le public cible, par
exemple. C’est une question précise que vous posez, je vous réponds aussi de façon précise.

Un travail de réflexion est en cours pour en améliorer l’utilisation. Vous le savez, je mène une réflexion par rapport au public demandeur d’emploi aujourd’hui. Vous savez bien, c’est compliqué et cela ne se fait pas en 15 jours parce que c’est quelque chose qui doit être concerté. C’est une approche, une philosophie qu’il faut avoir par rapport à des personnes qui, aujourd’hui, sont en demande d’emploi avec un contexte économique qui est meilleur, de perspectives d’emploi qui sont meilleures, et donc avec un public demandeur d’emploi, mais très éloigné du marché du travail.

Le statut MMPP concerté en réunion du Conseil des ministres interministérielle va dans ce sens. C’est vraiment pour un public très éloigné du marché du travail. Entre les personnes qui sont très proches du marché du travail et ce statut MMPP, on est dans des catégories de personnes – je n’aime pas catégoriser les personnes et le but est de ne laisser personne sur le bord du chemin – et il s’agit de voir comment on peut avoir une vue globale par rapport aux dispositifs qui existent.

Je les ai déjà cités, vous les connaissez bien aussi : les MIRE, les SISP, le rôle du FOREm, le rôle aussi des
structures de proximité dont les maisons de l’emploi, les ALE, en concertation avec les pouvoirs de proximité
que sont les services de réinsertion socioprofessionnelle, des CPAS et des communes.

Pas plus tard qu’hier, je visitais le FOREm à Liège où l’on me disait : « Monsieur le Ministre, c’est incroyable ! On accompagne les mêmes personnes que le CPAS de Liège, avec parfois des orientations, des analyses qui sont différentes, ce qui fait que la personne accompagnée est un peu perdue ». Comment peut-on trouver des solutions à cela ?

Ce n’est pas du tout une critique. À un moment donné, les moyens humains, la disponibilité que l’on met dans l’accompagnement, dans l’encadrement personnalisé des personnes, il faut qu’il soit optimal.
L’ALE fait partie de ce dispositif qu’il faut adapter, qu’il faut revoir. On y travaille au niveau du cabinet. Je suis tout à fait ouvert à des suggestions. Ce n’est pas un débat tabou, parce que la volonté et l’objectif initial par
rapport à ce dispositif étaient tout à fait louables. Le tout est de l’adapter.

Quand vous parlez des propositions relatives aux chômeurs non mobilisables. Pourraient-il être orientés vers les ALE en tant que prestataires ? Il y a là aussi une attention particulière que l’on doit avoir par rapport au type de travaux, puisque, par exemple, les écoles et les communes sont très demandeuses par rapport à des personnes ALE pour des gardiens ou des gardiennes le matin, sur le temps de midi, après les cours ou des périodes d’étude et d’encadrement des enfants. Vous savez – vous avez été aussi responsable et mandataire communal – que tout le monde, notamment par rapport à l’encadrement des enfants, n’a pas nécessairement le profil pour le faire. Il faut aussi être attentif aux profils que l’on peut avoir.

Quand on parle du statut non mobilisable, je pense que ce sont des personnes, soyons clairs, qui sont vraiment en très grande incapacité, en tout cas à un moment déterminé, d’exercer une activité professionnelle, quelle qu’elle soit, j’ai envie de dire, en ce compris ALE. Cela, c’est un débat que l’on peut avoir par ailleurs.


Réplique du Député B. DREZE

 

Je me réjouis de l’intérêt du ministre pour ces matières, d’autant plus au regard des chiffres qu’il a donnés : 142 500 demandeurs d’emploi dans la cible, et une diminution des prestataires sur le terrain alors qu’il y a une demande de travail qui est présente dans l’associatif – vous l’avez relevé – auprès de certains particuliers.

Je me réjouis si d’ici à la fin de la législature, on pouvait arriver, comme vous disiez, à repenser le dispositif et à le redéployer.
 

Actions sur le document