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La route ferroviaire de la soie

24 mai 2018 | Question orale de I. Moinnet au Ministre DI ANTONIO - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,


Le 12 mai dernier, le premier train reliant le port d’Anvers à la Chine, en empruntant la route ferroviaire de la soie, est arrivé dans la Métropole flamande. Le train a parcouru 11.000 kilomètres en 16 jours, au départ de la ville portuaire de Tangshan, il a traversé le Kazakstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne et l’Allemagne.
Cette liaison ferroviaire directe fait partie de la « Belt and Road Initiative » (BRI ou Nouvelle route de la soie), une stratégie chinoise visant à créer de nouvelles routes commerciales reliant l’Asie à l’Europe. Elle participe, également, à une stratégie globale de la part des autorités du port d’Anvers afin de renforcer les liens entre Anvers et le marché chinois. Dans un premier temps, un à deux trains devraient relier les deux cités maritimes.

Monsieur le Ministre :


- Dans le cadre de sa politique ferroviaire, la Wallonie envisage-t-elle de s’inscrire sur cette Nouvelle route de la soie ferroviaire ?
- En concertation, avec votre collègue de l’Economie, une réflexion sur ce sujet est-elle en cours au niveau wallon ?
- Notre position sur cette voie ne doit-elle pas être exploitée afin de permettre le développement de notre pôle logistique, je pense notamment au Trilogiport liégeois, et ainsi attirer des investisseurs désireux de se connecter sur cette voie commerciale vers nos parcs d’activités économiques ?

Je remercie d’avance, Monsieur le Ministre, pour ses réponses.

 

Réponse du Ministre C. DI ANTONIO 

 

Madame la Députée, la revitalisation du fret ferroviaire s'inscrit dans une vision stratégique européenne des connexions opérationnelles s'étendant jusqu'aux rivages de la mer de Chine.

Cette vision stratégique européenne trouve son origine dans le Livre blanc de la Commission européenne intitulé « une stratégie pour la revitalisation des chemins de fer », sans entrer dans le détail des étapes concrètes de mise en place de cette vision, notamment le Règlement 913/2010 pour un fret compétitif. Retenons que l'instrument le plus tangible de cette stratégie est constitué par les différents corridors frets qui parcourent l'Union européenne, du Portugal à la frontière avec la Biélorussie, et de la Suède à la Sicile et à la mer Noire. Ces corridors font l'objet de soins particuliers de la part de l'Union européenne, en matière de subventionnements, notamment pour la mise en place de l'ERTMS qui est le standard commun de signalisation et de gestion du trafic.

La Belgique, dans ce réseau de huit corridors fret, a une place de choix puisqu'elle se situe sur trois de ces huit corridors, à savoir les corridors 1, 2 et 8.

Le corridor 8 part d'Anvers et de Rotterdam pour rejoindre la Pologne jusqu'à la frontière avec la Biélorussie, en passant par la Wallonie. C'est ce corridor qui est emprunté par la nouvelle route de la soie.

Je ne peux que me réjouir des efforts fournis par le port d'Anvers pour attirer ces nouveaux trafics ferroviaires transcontinentaux qui, si la stabilité des pays concernés se maintient, ne pourront que se développer et offrir aux industriels wallons de nouvelles perspectives dans le domaine de la logistique.


Réplique de la Députée I. MOINNET

 

Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour cette réponse. Selon moi, la Wallonie ne doit pas manquer cette occasion de renforcer les liens et les échanges avec le marché chinois. De nombreux produits wallons peuvent être potentiellement exportables au vu des modifications du mode de vie et de consommations chinois. Je pense notamment aux secteurs bovin et laitier qui pourraient prendre une place croissante dans ce marché. Je ne vous ai pas entendu répondre sur la concertation avec le ministre de l’Économie. Je serai d'ailleurs attentive aux autres opportunités de développement ferroviaire pouvant s'offrir à la Wallonie dans le futur que ce soit avec la
chine ou avec d'autres régions européennes ou du monde.
 

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