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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales Le dépistage du cancer du col de l’utérus en Wallonie

Le dépistage du cancer du col de l’utérus en Wallonie

16 mai 2017 | Question orale d’I. MOINNET au Ministre PREVOT - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,

 

Sur ce sujet, l’ONE est compétent en matière de vaccination des jeunes filles, tandis que vous vous occupez de l’organisation de la promotion de la santé et des programmes de médecine préventive.

Si le cancer du col de l’utérus n’est que le 12ème cancer en fréquence chez les femmes (2,1 %) et le 3ème cancer gynécologique, cela ne veut pour autant pas dire qu’il constitue un problème secondaire !

En Flandre, un programme de dépistage du cancer du col a été lancé en juin 2013. Toutes les femmes entre 25 et 64 ans qui n’ont pas fait de frottis durant les 3 dernières années ont été invitées à prendre contact avec un médecin généraliste ou un gynécologue pour effectuer un Pap-test. Dispose-t-on, à ce jour, d’une évaluation de cette action ? Dans l’affirmative, quels enseignements peut-on en tirer ?

Car en effet, une réflexion a été menée au sein d’un groupe de travail d’experts par le Centre communautaire de référence pour déterminer s’il était opportun d’organiser un tel programme en Wallonie, et pour choisir le meilleur test à utiliser. Ainsi, le chef du service de gynécologique obstétrique au CHU de Liège expliquait tout récemment qu’ils avaient proposé « un système qui se concentre principalement sur le caractère systémique et la couverture optimale de la population tout en réfléchissant à des moyens modernes de dépistage qui permettent d’en diminuer la fréquence ».

La vaccination n’est pas efficace contre toutes les souches des virus. Le dépistage est donc toujours nécessaire. Si la vaccination est gratuite jusqu’à la majorité, le dépistage est remboursé par l’INAMI tous les 3 ans et il n’est réalisé qu’à la demande de la patiente ou proposé par le médecin. Cela ne représente qu’une femme sur deux et les spécialistes souhaiteraient pouvoir atteindre le chiffre de 80% de dépistages de la population concernée…
Il y a quelques mois, vous nous rappeliez qu’un protocole d’accord en matière de prévention avait été signé par le Fédéral en mars 2016, et qu’il avait pour objectif de « prendre des initiatives pour un dépistage efficient, accessible et de qualité du cancer du col de l’utérus ».

Puisque plusieurs campagnes de sensibilisation au dépistage du cancer du col de l’utérus ont déjà eu lieu par le passé sur notre territoire, je souhaiterais savoir si elles se poursuivront à l’avenir, car selon certaines informations, vous auriez décidé « de mettre les moyens ailleurs, en particulier sur le cancer colorectal ». Pouvez-vous me rassurer et me confirmer qu’il n’en est rien, et qu’un dépistage systématique du cancer du col de l’utérus sera prochainement mis en place en Wallonie, comme cela se fait au Nord du pays ?

Je vous remercie

 

Réplique du Député M. PREVOT 

 

Madame la Députée, les résultats du programme mis en place par la Flandre peuvent être consultés sur leur site
Internet. Si vous voulez, je vous en donnerai la copie, parce que si je devais en faire l’énoncé, cela serait fort
fastidieux.

En 2013, en Belgique, 51,5 % des femmes âgées de 25 à 64 ans ont participé au dépistage opportuniste du cancer du col de l’utérus. La couverture est légèrement plus élevée en Wallonie qu’en Flandre et en Région
bruxelloise, dans tous les groupes d’âge. En Wallonie, en 2013, la couverture totale est de 53,5 %.

Un groupe de travail technique chargé d’évaluer la pertinence de mettre en place un programme de dépistage du cancer du col de l’utérus et d’effectuer une analyse financière a été mis en place et a conclu que l’organisation d’un programme de dépistage du cancer du col de l’utérus en Wallonie est pertinente.

J’ai bien entendu leurs conclusions et je ne les remets nullement en cause. La question qui se pose est le phasage des priorités d’action dans les programmes organisés de dépistage du cancer. On ne sait pas les prendre tous de front.

Actuellement, le problème majeur est la faible participation au dépistage du cancer colorectal. J’ai donc demandé au Centre communautaire de référence d’y mettre un haut degré de priorité, puisque c’est de tous les cancers, en tout cas, celui qui, en Belgique, fait 3 000 victimes par an, raison pour laquelle il faut vraiment qu’on accroisse cet enjeu du dépistage du cancer colorectal.

Par ailleurs, actuellement, deux moyens d’action existent pour réduire la morbidité et la mortalité, liées au cancer du col de l’utérus : le dépistage et la vaccination.

La Fédération Wallonie-Bruxelles informe et propose la vaccination, via la promotion de la santé à l’école, à toutes les jeunes filles en deuxième secondaire. L’accès gratuit au vaccin est proposé à toutes les jeunes filles âgées de 13-14 ans. Un dépistage, tous les trois ans, chez les femmes de 25 à 65 ans au moyen d’un frottis de col classique réduit de 90 % l’incidence du cancer invasif du col.

C’est pourquoi il est proposé un examen de dépistage régulier à toutes les patientes entre 25 et 65 ans, à une fréquence d’un frottis tous les trois ans, entièrement remboursé par l’INAMI.

Dès lors, la Wallonie continuera à sensibiliser et encourager les femmes et les gynécologues à effectuer ce dépistage. Par rapport au dépistage systématique sur invitation, il est prévu d’avancer comme suit : l’opérationnalisation du Plan prévention et promotion de la santé est attendue pour la fin de l’année 2017 et les
mesures, permettant d’augmenter le taux de participation au dépistage du cancer colorectal, seront développées dans le courant de l’année 2018.

En fonction des résultats, l'on envisagera un calendrier de mise en œuvre pour le dépistage du cancer du col de l’utérus.


Réplique de la Députée I. MOINNET

 

Je remercie M. le Ministre pour sa réponse et j’entends bien que les efforts doivent être, pour l’instant, concentrés sur le dépistage du cancer colorectal puisque, comme il l’a dit, il y a un taux plus élevé de mortalité et une plus faible participation au dépistage pour ce cancer.

Je me réjouis, en même temps, que vous ne fermiez pas la porte et que vous n’oubliiez pas qu’il est vraiment
important d’effectuer un dépistage du cancer du col du l’utérus, auprès d’un maximum de femmes et singulièrement auprès des femmes les plus défavorisées.

Il est donc primordial d’inciter constamment les femmes à oser le dépistage pour leur santé.

Je vous invite à poursuivre et à intensifier l’information et la sensibilisation quant aux tests qui permettent de détecter et de traiter au plus tôt ce type de cancer.


 

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