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Le nombre d’interprètes en langue des signes en Wallonie

24 octobre 2017 | Question orale de M. VANDORPE à la Ministre GREOLI - Réponse disponible

Madame la Ministre,

 

Le Service d’interprétation des sourds de Wallonie est une asbl qui est agréée et subventionnée en tant que service prestataire d’interprétation en langue des signes depuis le 1er juillet 2015. Son objectif est de permettre à toute personne sourde et entendante de communiquer et de se comprendre.


Le SISW gère les demandes d’interprétation et de traduction de la langue des signes vers le français et du français vers la langue des signes. Il intervient dans tous les domaines (médical, juridique, culturel, administratif, formation, professionnel, …), excepté le domaine lié à l’obligation scolaire.


Les utilisateurs du service sont soit des personnes sourdes résidant en Wallonie, soit des organismes publics ou privés, des entreprises occupant des personnes sourdes, des associations travaillant en lien avec la surdité, et donc toute personne qui souhaite bénéficier des prestations des interprètes en langue des signes.


Sachant que l’interprétation permet aux personnes sourdes d’accomplir leurs activités privées et professionnelles en toute autonomie, et qu’elle constitue dès lors un réel gage d’insertion sociale et de respect des droits des personnes sourdes, je souhaiterais savoir combien le service assure-t-il d’interprétations par année civile, combien de demandes d’interprétation il enregistre par année civile, et comment ces chiffres ont évolué ces dernières années. Pouvez-vous me confirmer une augmentation graduelle de l’offre et de la réponse apportées aux usagers, grâce à une augmentation des moyens attribués au SISW ?

Toutes les demandes sont-elles rencontrées, et dans la négative, quelles sont les motifs le plus souvent invoqués ? L’indisponibilité des interprètes fait-elle partie de ces motifs, et si oui, s’agit-il d’un motif souvent invoqué ?

A la lumière du cas relaté par la presse d’une petite fille sourde qui participait à un concours en Flandre et qui n’avait pas pu se voir attribuer les services d’un interprète, je m’interroge également sur la capacité des autorités à pouvoir mettre en place une traduction en langage des signes dans de grands événements, ainsi que sur la promotion de l'étude du langage des signes. Madame la Ministre envisage-t-elle de prendre des mesures à ce sujet d’ici la fin de la législature ?

Je vous remercie d’avance pour vos réponses

 

Réponse de la Ministre A. GREOLI 

 

Madame la Députée, le Service d'interprétation des sourds de Wallonie est agréé et subventionné en tant que service prestataire d'interprétation en langue des signes depuis le 1er juillet 2015.

Le budget alloué au service s'élève en 2017 à 313 000 euros, auxquels s'ajoutent cette année 46 000 euros pour couvrir l'ancienneté.

Les missions de ce service, vous les connaissez bien et vous avez effectivement mis en évidence le fait qu'il ne peut pas intervenir dans le milieu scolaire. Ces missions doivent être réalisées de manière à rencontrer le plus grand nombre de demandes – je vais y revenir – et, en priorité, celles relatives à des besoins administratifs, professionnels, juridiques ou de santé.

Le service est tenu d'assurer au minimum 2 000 interprétations sur une année civile.

Fin 2016, l'équipe d'interprètes se composait de cinq interprètes salariés pour 4,3 équivalents temps-plein et de 10 interprètes indépendants qui interviennent ponctuellement. Il y a donc du personnel engagé, mais on fait aussi appel à des indépendants.

Tous les interprètes sont soit :
– détenteurs d'une réussite de l'évaluation mise en place par le Comité de conduite des interprètes ;
– titulaires d'un diplôme d'interprète en langue des signes délivré à l'issue de la formation organisée dans le cadre de la promotion sociale ;
– titulaires de diplômes reconnus par la Communauté française de Belgique ;
– détenteurs d'un diplôme d'interprète en langue des signes délivré à l'étranger dans un pays francophone.

Pour l'année 2016, le service a enregistré 2 545 demandes d'interprétation et il a réalisé 1 705 prestations en face à face. En outre, 3 090 interprétations à distance ont été réalisées via Relais Signes, qui est une offre de service complémentaire rendue possible par un partenariat avec Info-Sourds Bruxelles.

L'absence de réponse à 840 demandes est liée à divers motifs – soit annulation du client, absence des personnes, conditions inadéquates, et cetera – l'indisponibilité des interprètes n'intervenant que dans 48 % de ces situations. Grâce à l'interprétation à distance qui existe depuis 2015, le nombre d'interprétations réalisées a augmenté de manière importante. Entre 2015 et 2016, le nombre d'interprétations en face à face a augmenté de 10 % et le nombre d'interprétations à distance a augmenté de 82 %.

Il est cependant clair que l'absence de cycle de formations dans l'enseignement supérieur pour l'apprentissage de la langue des signes durant quelques années a pour conséquence qu'il n'y a pas forcément pléthore de professionnels de la traduction en langue des signes. Pour ma part, la semaine dernière lors d'une conférence sur la culture – puisque je tente vraiment d'instaurer le fait que, lorsque je fais un exposé, conférence, et cetera, sur un des sujets, dorénavant il y ait une traduction en langue des signes et que ce soit connu – j'ai dû faire appel à un interprète en dernière minute et obtenu une réponse favorable par l'intermédiaire d'une ASBL dynamique dans la région où je donnais cette conférence. C'est donc possible de trouver des solutions, mais il est clair que nous avons encore des progrès à faire.


Réplique de la Députée M. VANDORPE

 

Je vous remercie pour ces éléments d'information. C'est vrai que l'on voit que les choses évoluent, pas mal de choses sont faites en la matière pour essayer de répondre à ces différentes demandes. Je me pose maintenant la question de savoir s'il ne faudrait pas encore plus sensibiliser aussi les associations ou les organisateurs d'évènements pour faire appel aussi à ces interprètes. Je prends toujours l'exemple de cette famille qui, lors de différentes manifestations, dit : « On veut bien venir, mais on ne comprend rien à votre discours. » Ce n'est vraiment pas évident de trouver quelqu'un.

C'est plus large que simplement des désensibilisations. À Mouscron, on a par exemple, dans une crèche, puisque je sais que c'est un sujet qui vous parle également, quand on a accueilli ces deux enfants sourdes dont les deux parents sont sourds également, les puéricultrices ont eu une petite formation pour pouvoir se débrouiller un minimum avec les enfants. C'est le genre de choses qu'il faut pouvoir favoriser et pouvoir vraiment créer des ponts entre les organismes, les associations et, comme vous le disiez aussi, avec l'enseignement supérieur pour qu'il y ait plus de personnes formées à ce langage.

 

 

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