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Le nombre d’offre d’emploi publiées par le FOREm en 2018

12 février 2019│Question orale de B. DREZE au Ministre JEHOLET - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,

 

Selon les derniers chiffres publiés par le FOREm, le marché de l’emploi aurait enregistré un nombre record d’offres d’emploi au cours de l’année dernière. L’Office aurait eu connaissance de 450.000 offres, dont 234.000 en Wallonie. C’est bien au-dessus des 98.300 unités enregistrées en 2014, souligne un article de presse consacré à ce sujet.


Si le plus grand nombre d’offres émanent de l’intérim, on trouve ensuite, assez classiquement la construction, la santé, l’horeca, la vente… Si le secteur du transport se place en treizième position, le métier de chauffeurs poids lourds est le plus recherché, avec 7.292 offres recensées en 2018.

Il nous semble pertinent d’évoquer en notre commission la publication de statistiques annuelles relatives à la situation de l’emploi et de vous inviter à les commenter.
On note également que, pour les métiers en pénurie, le taux d’insertion des demandeurs d’emploi est de 73 %.

- Quels commentaires vous inspirent ces chiffres ? Comment les interprétez-vous ?
- Ce record en termes d’offres d’emploi est-elle le reflet d’une embellie économique ? Traduit-il un « engorgement », la difficulté croissante de trouver la main-d’œuvre qualifiée ? Est-ce le signe que les entreprises ont de plus en plus tendance à transmettre au FOREm leurs offres d’emploi ? Comment faire la part des choses ?
- Que penser de la première place occupée par les offres destinées aux chauffeurs poids lourd ? Le secteur du transport connaît un développement particulier ? L’offre de formation est-elle suffisante pour ce métier ? Combien de formations sont-elles dispensées chaque année pour ce profil ?
- Tant que nous y sommes, pouvez-vous dresser un petit bilan des actions entreprises à votre initiative pour pourvoir les métiers en pénurie, notamment les fameuses opérations « coup de poing » ?

Je vous remercie.

 

Réponse du Ministre JEHOLET 

 

Monsieur le Député, l’objectif des actions coup de poing pénuries est de répondre aux besoins d’une entreprise ou d’un groupe d’entreprises par le biais d’une formation sur mesure clé sur porte, réalisée en partie directement au sein de l’entreprise.

Dans le cadre des opérations coup de poing pénuries, la sélection des candidats demandeurs d’emploi s’opère conjointement entre le FOREm et l’entreprise. Tout demandeur d’emploi est donc effectivement susceptible d’être sélectionné, quel que soit son âge. Je le dis peut-être pour le secrétaire, je réponds aux deux, il y a des éléments des deux questions, comme cela on pourra transmettre aussi à Mme Istaz-Slangen la réponse.

Des tests standardisés, compréhension à la lecture, quatre opérations de base, et cetera, peuvent être préalables à l’entrée en formation, cela dépend des prérequis nécessaires au bon suivi de la formation. Une visite médicale peut également être prévue.

Si les tests sont réussis, les candidats rencontrent un formateur du FOREm pour un entretien de faisabilité.

Ce dernier vise à s’assurer que :

- le projet de formation est réaliste ;

- le projet de formation est faisable, ici et maintenant ;

- le candidat est motivé.

Cet entretien vise également à s’assurer que les candidats sont conscients des changements qui vont s’opérer dans leur vie suite à cette formation : bonne représentation du métier, mobilité, et cetera. Une formation en alternance, c’est une filière qui fonctionne, mais qui est difficile. Il faut aussi le rappeler. Tout ce qui est formation en entreprise est une formation qui peut aussi bouleverser un peu la vie des stagiaires.

Concernant la mise en œuvre concrète de ces formations, un process a été établi en partenariat avec le FOREm et les secteurs professionnels. Ainsi, la collaboration entre le FOREm et l’entreprise se traduit dans chaque étape. La première rencontre vise à définir les besoins en termes de nombre de postes à pourvoir et de compétences à acquérir. La deuxième rencontre a pour objectif de décliner le programme de formation, c’est-à-dire, notamment, ventiler les actions de formation entre FOREm et entreprises, définir le calendrier prévisionnel des actions.

La troisième rencontre, quant à elle, concerne la signature de la convention entre le FOREm et l’entreprise, une fois que tous les paramètres ont été définis.

Enfin, des réunions de suivi régulières sont organisées afin de s’assurer de l’évolution des stagiaires et de la bonne mise en œuvre de l’action.

Il est évident que dans un souci d’efficience, le FOREm part des programmes de formation qu’il met en œuvre et les personnalise aux réalités des entreprises. On n’invente pas un dispositif de formation comme cela, mais on l’adapte vraiment aux réalités et aux besoins de l’entreprise. C’est indispensable afin d’établir un programme de formation cohérent et identifier les moments de formation où il sera le plus opportun que les stagiaires soient en entreprise.

L’entreprise s’engage à embaucher au moins 80 % des candidats ayant réussi leur formation. Il ne lui est pas demandé de se justifier pour les 20 % qui ne seraient pas engagés. C’est souvent une question, même quand la formation est réussie, c’est que le profil ne correspond pas nécessairement au profil de l’entreprise, ce qui n’est évidemment pas perdu, puisque l’objectif est que la personne ait réussi une formation dans un métier en pénurie et pourra peut-être trouver dans une entreprise correspondant plus à son profil de l’emploi.

Je rappelle par ailleurs qu’en accueillant des stagiaires au sein de son entreprise, l’employeur contribue activement à leur formation et y dédie du personnel et du matériel.

C’est le FOREm qui, en collaboration avec les secteurs, met tout en œuvre pour que les candidats ayant réussi, mais n’ayant pas été engagés se voient proposer d’autres opportunités d’emploi. Les secteurs mobilisent les entreprises et les conseillers entreprises du FOREm transmettent des offres d’emploi.

Enfin, le FOREm leur propose également, si nécessaire, un module de recherche active d’emploi au terme de leur formation. Pour rappel, s’agissant de métiers en pénurie, les opportunités d’emploi sont nombreuses.

Concernant, plus spécifiquement, Monsieur Drèze, votre question relative aux chiffres publiés par le FOREm, il est vrai que les intentions de recrutement positives sont corroborées par plusieurs études. Ainsi, selon le baromètre Manpower, les intentions de recrutement continuent à augmenter pour ce premier trimestre 2019. SD Worx rapporte les mêmes perspectives : 38,6 % des PME wallonnes interrogées envisagent d’engager du personnel au cours de ce premier trimestre. Cependant, la FEB relève que de nombreux secteurs éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver les profils recherchés.

Dès lors, l’augmentation des offres d’emploi publiées reflète cette double réalité : une embellie économique durable et les difficultés rencontrées par les entreprises dans le cadre de leur recrutement. Faire la part des choses ne me semble pas l’enjeu essentiel, l’enjeu réside dans la manière dont ces offres d’emploi peuvent être comblées et nous en revenons toujours à la nécessité de mobiliser et de former davantage notre importante réserve de main d’œuvre wallonne.

Concernant le pic de recherches de chauffeurs poids lourds, le secteur du transport se porte bien et progresse depuis plusieurs années. Actuellement, il compte plus de 63 000 travailleurs. L’un des enjeux pour le secteur est de pallier au vieillissement de ses travailleurs. Ainsi, le secteur avance le chiffre de 8000 départs annuels en Belgique. Sachant que la Wallonie représente environ 20 % des activités nationales, ce sont plus de 1600 postes par an à pourvoir.

Le parcours de formation d’un chauffeur poids lourds comporte l’obtention de plusieurs permis et certifications – Cap C, permis CE, ADR, sélection médicale. De plus, la profession est soumise à une formation continue obligatoire de cinq jours par période de cinq ans, un recyclage ADR et une sélection médicale en ordre.

L’offre de formation se répartit dans cinq centres FOREm et le nombre de places de formation ouvertes par le FOREm pour le permis théorique est de 740 et pour le permis pratique de 576 par an.

L’offre en termes de formation est donc effectivement insuffisante. C’est la raison pour laquelle, dès juillet 2018, j’ai demandé au FOREm d’activer sa réserve de main d’œuvre chauffeurs poids lourds. Des éléments interpellants ont émergé suite à cette analyse : ainsi, sur les 2000 demandeurs d’emploi inscrits comme chauffeur poids lourds, seuls 132, soit 7 %, disposaient des permis et autorisations leur permettant d’exercer directement le métier. Actuellement, ils sont 450 à être en ordre, on est donc passé de 7 à 23 %.

Dès lors, j’ai demandé au FOREm de mettre en œuvre des actions pour permettre aux 1500 demandeurs d’emploi positionnés sur le métier de chauffeur poids lourds de se mettre en ordre pour exercer le métier. Le cas échéant, ces personnes doivent être réorientées.

Mon cabinet a également rencontré le secteur pour identifier de nouvelles actions à entreprendre dans le cadre du prélèvement kilométrique, telles que la construction de l’extension de la dalle d’exercice ou encore le recrutement par le FOREm de cinq coachs d’insertion, un par centre de formation complémentaire.

Je reste convaincu qu’il faut davantage encourager les formations en alternance et booster les mesures telles que le PFI Transport et les actions coups de poing pénuries, d’autant que le secteur est demandeur.

Il faut savoir aussi que par rapport au permis, ce n’est pas toujours nécessairement du transport comme on l’entend, transport international ou même transport sur route, mais c’est de véhiculer des engins dans le cadre, notamment, de toute une série de chantiers, toute une série de travaux. C’est là que les PFI peuvent fonctionner ou que les actions coups de poing pénuries peuvent fonctionner.

Ce qui m’amène à conclure sur le bilan des actions coups de poing pénuries. À la mi-janvier, 53 entreprises et 302 demandeurs d’emploi sont engagés dans une teIIe action. Neuf autres demandes sont en cours d’analyse. Les secteurs concernés sont ceux de la construction, de l’informatique ou encore de l’industrie.

Il faut savoir qu’il y a une grosse campagne de communication et de sensibilisation dans les secteurs, dans tous les opérateurs publics privés, sectoriels et que l’enjeu est que le FOREm aussi puisse répondre, et le plus rapidement aux attentes. Un reporting sera fait dans le courant du mois de février de façon plus précise.

 

Réplique du Député B. DREZE

 

Je remercie le ministre pour ses réponses. Les éléments apportés montrent bien qu’il y a une évolution très forte ces derniers mois, ces dernières années sur le marché du travail, avec un grand besoin de formation pour rencontrer les offres vacantes et en croissance. Je prends bonne note de ce qui est fait dans le secteur des poids lourds. Cela vaudrait la peine, mais pas dans une question parlementaire, d’avoir une vision sur ce qui est entrepris dans les différents métiers, métier par métier. Je partage votre point de vue, l’essentiel est de trouver les solutions par rapport aux enjeux qui se présentent. 

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