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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales Le projet de TGV Fret à Liège Airport

Le projet de TGV Fret à Liège Airport

22 janvier 2018 | Question orale de B. DREZE au Ministre CRUCKE - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,


Selon des informations relayées par la presse, le projet TGV fret, qui doit relier Liège Airport à d’autres aéroports européens (Amsterdam, Londres, Roissy et Lyon), est menacé d’une part suite au Brexit et aux inconnues que celui-ci soulève, en particulier du côté britannique, et d’autre part faute de financement du côté du partenaire français.


Du côté wallon, les partenaires ont poursuivi les investissements afin de concrétiser le projet. Grâce des investissements régionaux et des fonds européens, les études préalables ont été réalisées, le site de la future gare Railport est identifié et la SOWAER a confié à la SPI l’exécution des travaux de démergement des eaux usées. Dans le cadre du développement de l’aéroport de Liège et plus particulièrement de son activité fret, ce projet est particulièrement important avec, à terme, la création espérée de 1.000 à 3.000 emplois directs et un renforcement du pôle logistique en région liégeoise.


Ce projet est aujourd’hui dépendant des décisions de nos partenaires européens. Les étapes suivantes, notamment la construction du Railport représente plus de 30 millions d’euros, dont une partie pourrait être pris en charge par l’Europe, ne pouvant être lancée qu’une fois que nos partenaires auront confirmé leur engagement.


Monsieur le Ministre :


- Confirmez-vous le blocage du côté des partenaires britanniques et français ?
- Dans la situation française, les difficultés financières pourront-elles être surpassées ?
- Si d’aventure, les conséquences du Brexit devaient amener le partenaire britannique à renoncer à ce projet, avez-vous déjà pris des contacts avec les autres partenaires, néerlandais et français, afin de connaitre leurs intentions et obtenir la confirmation de leur volonté de poursuivre ce projet ?
- La viabilité de ce projet privé de sa branche britannique a-t-elle été étudiée ?
- Pouvez-vous nous indiquer quelle est la position du gouvernement wallon ? Dans l’attente de nos partenaires, les investissements seront-ils poursuivis par la SOWAER et les autres acteurs wallons ?
- Pouvez-vous faire le point sur l’état d’avancement des demandes de financement au niveau européen ?

Je vous remercier pour vos réponses,

 

Réponse du Ministre CRUCKE 

 

Monsieur le Député, je vous remercie pour votre question.

Sur les blocages, je dois malheureusement confirmer qu'un blocage anglais-français persiste. Je le regrette parce que ce projet est pour moi un beau projet et je sais qu'à Liège on y tient particulièrement.

Comme la presse l'a mentionné dernièrement, le projet Euro Carex subit actuellement certaines contraintes liées au contexte international. D'une part, les incertitudes actuelles liées au Brexit ont amené le président de London Carex à confirmer, lors du conseil d'administration d'Euro Carex le 22 novembre dernier, la suspension. On parle bien de suspension et non de retrait. Il y a peut-être une marge d'espoir malgré tout. Il y a annoncé la suspension de London Carex et d'Eurotunnel de leur participation au projet Euro Carex, tout en – dit-il – restant convaincu de son bien-fondé.
On voit bien que l'on marche sur des œufs, même dans le langage employé.

D'autre part, le nouveau Gouvernement français confronté à des choix économiques importants a décidé de procéder à un réexamen de manière générale de ses investissements, en ce compris ceux liés au projet Euro Carex. Là aussi, je pense que les termes employés prouvent que la décision n'est pas prise de manière formelle. On laisse des portes ouvertes, mais l'étude ne va évidemment pas permettre d'avancer dans le dossier comme on l'aurait souhaité. Les responsables d'Euro Carex, de Roissy Carex et de Lyon Carex ont été mandatés auprès de l'autorité française compétente afin de clarifier la situation et d'apporter la justification de l'intérêt économique et environnemental du projet.

Dans ce contexte complexe, Euro Carex vient d'engager, suite à un appel d'offres européen, le Bureau d'études international Transae. Celui-ci est chargé de réaliser un business plan des flux ferroviaires, fret européen en tenant compte du récent développement extraordinaire de l'e-commerce et mesurant l'impacterait sur le projet un retrait définitif du Royaume-Uni.

Les premiers retours de cette étude sont plutôt favorables et laissent penser qu'un nouvel élan pourrait être réservé au suivi du projet.

En attendant, Liège Carex qui a accompli sa mission et réalisé toutes les études, enquêtes et formalités requises pour le dépôt du permis de construire d'un Railport sur le site aéroport de Bierset, a décidé de veiller à établir une concordance entre la construction du Railport liégeois et l'état d'avancement des autres Railports puisque le projet n'est viable que s'il existe – La Palice en aurait dit autant – un réseau, de poursuivre en collaboration avec Euro Carex les contacts entrepris avec les autorités allemandes, la Deutsche Bank et l'aéroport de Leipzig en vue de prolonger le projet Euro Carex vers l'Europe de l'Est via l'Allemagne qui, ayant mesuré l'intérêt du projet, est dans l'attente des résultats de l'étude dont je viens de parler, Transae qui est en cours sur les flux ferroviaires européens.

Quant aux diverses demandes de subventions européennes sollicitées par Liège Carex, elles ont toutes été acceptées par la Commission européenne et honorées sans susciter la moindre réserve ou recours.

Bien qu'étant reconnue éligible aux fonds européens, aucune nouvelle demande de subvention n'a actuellement été introduite par Liège Carex.

Vous voyez que le projet va peut-être évoluer dans une forme différente de celle initialement étudiée, en tout cas avec les partenaires français et anglais. Je n'oserais pas aujourd'hui dire que toute la partie est abandonnée. Ce n'est pas le vocabulaire employé ni par le Gouvernement français, ni par le Gouvernement de la Grande-Bretagne. Il est clair que nous n'allons pas non plus attendre inutilement, l surplace n'est pas l'ambition de la maison. Le fait d'avancer avec l'Allemagne me semble pouvoir être porteur de nouveaux développements tout aussi utiles.


Réplique du Député B. DREZE

 

Je remercie M. le Ministre pour sa réponse et son implication. Manifestement, il a bien compris tous les enjeux du dossier. Je suis heureux de vous entendre partager les objectifs et vivre avec nous la contrariété de ce qui se passe au niveau de la GrandeBretagne et de la France.

Je suis bien d'accord avec vous que l'on marche sur des œufs et qu'il y a encore quelques petites portes ouvertes, ou entrouvertes, en tout cas, et que l'Allemagne est aussi un partenaire de premier plan par rapport à ce beau dossier qui effectivement motive Liège et au-delà.
 

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