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Le rapport du GIEC et la transition écologique

18 octobre 2018 | Question orale de V. WAROUX au Ministre DI ANTONIO - Réponse disponible

 

Monsieur le Ministre,

Le GIEC a présenté ce lundi 8 octobre un rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire supérieur à 1,5°C. Pour ne pas dépasser l’objectif de réchauffement à 1,5°C, le GIEC préconise une réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre par rapport à 2010 de 45% en 2030 et de 100% d’ici 2050. Dans cet objectif mondial, l’Europe, et en son sein la Belgique, doivent montrer l’exemple.

Dans la foulée, votre homologue bruxelloise, Céline Fremault, a appelé à ce que le climat soit la première priorité de tous les niveaux de pouvoirs.

Le rapport du GIEC souligne entre autres le lien entre le changement climatique et la gestion de l’environnement et des transports. Dans le secteur des transports, Le GIEC préconise « une part d’environ 35-65% de l’énergie finale à basse émission de carbone en 2050 ».

Le 3 octobre dernier, le Parlement européen votait en faveur d’un objectif de réduction des émissions de CO2 des voitures de 20 % d’ici à 2020 et de 40 % d’ici à 2030. Les eurodéputés ont également renforcé le système d’incitation pour les ventes de voitures à faibles et zéro émission en introduisant des objectifs de 20 % pour 2025 et 35 % pour 2030. Enfin, le Parlement européen a réintroduit un système de pénalités ou malus pour les fabricants qui ne respectent pas ces critères.

Le Conseil Environnement de l’UE s’est réuni à Luxembourg mardi 9 octobre pour parler du changement climatique, des normes en matière d'émissions de CO2 pour les voitures et les camionnettes, et de la biodiversité.

Monsieur le Ministre,

- Quelle est votre réaction suite au rapport spécial du GIEC ?
- Une concertation est-elle tenue au niveau ministériel intra-belge afin d’augmenter les ambitions de la Belgique en matière de transition égologique ? Quelle position défendez-vous ?
- Quelle position la Belgique a-t-elle défendu lors du Conseil Environnement le 9 octobre, en particulier sur les objectifs de réduction d’émissions des véhicules ?

Je remercie d’avance, Monsieur le Ministre, pour ses réponses.
 

Réponse du Ministre C. DI ANTONIO 

 

Madame la Députée, concernant le rapport du GIEC, je considère que les recommandations doivent être entendues et que tout doit être mis en œuvre afin de les intégrer dans nos politiques régionales et promues sur la scène internationale. Particulièrement, les travaux de la COP24 de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques devraient se baser sur les dernières connaissances scientifiques et certainement sur le récent rapport du GIEC.

Au niveau interministériel belge, les organes tels que les conférences interministérielles de l'Environnement ou du Développement durable permettent de faciliter l'échange et d'améliorer la cohérence des actions à mener par chaque niveau de pouvoir en fonction de leurs compétences respectives.

Au niveau intrabelge, la Région défend l'adoption d'objectifs ambitieux dans les négociations avec les autres entités, notamment dans le cadre du rapport de Talanoa. La Belgique doit faire partie des pays ambitieux dans la protection de l'environnement et dans la transition écologique vers un monde durable.

En ce qui concerne la proposition de règlement relative aux normes d'émissions de CO2 pour les voitures et les camionnettes, abordée la semaine dernière au Conseil des ministres de l'Environnement de l'Union européenne, il est clair que, pour le Gouvernement wallon, le compromis intervenu en termes d'objectifs de réduction d'ici 2030 ne correspond pas au niveau d'ambition souhaité par la Belgique et par la Région puisque notre niveau d'ambition était de 40 % ; et il demeure de 40 % : nous n'avons pas modifié les objectifs que nous nous étions fixés à 40 % pour la Wallonie, même si les 35 % sont sur la table du Conseil aujourd'hui, avant le trilogue avec le Parlement et la Commission. La position belge exprimée au début des débats du conseil a été définie au préalable en réunion de coordination, dite DGE, présidée par les Affaires étrangères.

Elle contenait principalement les éléments suivants :

- les propositions de la présidence n'étant pas suffisamment ambitieuses, la Belgique soutient un objectif d'au moins -20 % en 2025 et -40 % en 2030 pour les voitures et pour les utilitaires légers ;

- la proposition ne va pas assez loin pour assurer que les réductions délivrées par cette réglementation seront bien des réductions réelles ;

- la Belgique soutient la mesure des émissions en conditions réelles ou à partir d'un dispositif embarqué de mesure de la consommation de carburant accompagné de valeurs limites.

Voilà quel était le mandat de base et la position belge définie quelques jours ou quelques heures avant cette réunion. Ensuite, on s'est rallié au compromis des 35 % parce qu'il valait mieux avoir 35 % que pas d'accord du tout. Cependant, on reste plus volontaristes et plus ambitieux pour notre Région que le compromis européen tel qu'il a été trouvé aujourd'hui. 

 

Réplique de la Députée V. WAROUX

Merci, Monsieur le Ministre, pour vos réponses. Je suis rassurée d'entendre que les recommandations doivent être entendues et appliquées.

Pour la COP24, nous avions eu des réunions interparlementaires pour essayer d'avoir un texte commun pour cette fameuse COP24. Or, certains partis, à ce moment-là, avaient considéré que l'on était juste au stade de la rumeur du rapport alarmant du GIEC. J'espère qu'ils vont se réveiller.

La correspondance au rapport de Talanoa a effectivement a été fondamentale.

Les ambitions wallonnes restent fortes en matière d'émissions issues des voitures. Je sais que ce n'est pas à vous que je dois le dire, c'est à votre collègue, ministre en charge de l’Énergie.

Il faudra aussi renforcer davantage nos ambitions en matière d'énergie renouvelable qui ont été réduites il y a quelques années. 

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