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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales Le retour du loup en Belgique

Le retour du loup en Belgique

5 février 2018 | Question orale Fr. DESQUESNES au Ministre COLLIN - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,


Suite aux premiers indices relevés en novembre 2016, nous savions tous que le retour officiel du loup dans notre pays n’était plus qu’une question de temps. Si depuis quelques jours, il est officiellement acté, le canidé aura juste surpris par le chemin suivi, alors que l’on le soupçonne d’être présent dans les Ardennes, il a fait son retour indubitable au nord du pays, en Campine.


A votre initiative, la Wallonie s’est dotée d’un Plan loup qui permet d’accompagner le retour de ce prédateur. Tant le suivi scientifique que l’indemnisation des dégâts qu’il pourrait occasionner aux troupeaux sont prévus. Ce dispositif permettra d’assurer une cohabitation la plus harmonieuse possible.

Monsieur le Ministre :


- La présence de la louve Naya a pu être confirmée grâce à une puce placée par des scientifiques de l’Université de Dresde en 2016. Cette puce permet de surveiller ses déplacements. Vos services ont-ils pris directement contact avec ces chercheurs afin d’être informés de ses déplacements et être informés si elle ou d’autres canidés devaient passer en Wallonie ?
- La Flandre a quelque peu été prise au dépourvu par l’arrivée de Naya et s’intéresse de près au Plan loup. Des contacts sont-ils pris entre les administrations ? Vu la diversité des itinéraires que peuvent emprunter les loups et que ceux-ci peuvent parcourir plus de 40 km par jour, franchir des autoroutes, des canaux ou des lignes de chemin de fer pour rejoindre notre territoire, une coordination permanente sera-t-elle mise en place avec l’administration flamande ?
- Malgré les nombreuses garanties de compensations assurées par le Plan loup, certains éleveurs ont exprimé, dans la presse, leur volonté de se défendre eux-mêmes contre d’éventuelles attaques quitte à tuer l’animal, malgré son inscription sur la liste des espèces protégées. Envisagez-vous de renforcer l’information à destination des propriétaires sur le cadre législatif et les nombreuses mesures d’accompagnement prévues afin de les rassurer ? Des aides aux producteurs, notamment ovins, sont-elles possibles ou prévues, dans le cadre ADISA ou autre ? Par exemple, pour mettre des protections telles que des grilles renforcées ou la présence de chiens de berger ?

Je remercie d’avance, Monsieur le Ministre, pour ses réponses.

 

Réponse du Ministre R. COLLIN 

 

Monsieur le Député, je peux en effet vous confirmer qu'une louve équipée d'un collier GPS a franchi la frontière belge le 2 janvier 2018 en provenance d'Allemagne. Nos services ont pris contact avec l'équipe de l'Université de Dresde, chargée d'un projet de recherche sur le loup, qui avait pucé la louve « Naya ». L'accès aux données de localisation sera donné au DEMNA, le Département de l'Étude du milieu naturel et agricole du SPW, au cas où l'animal se déplacerait en Wallonie.

En ce qui concerne la situation en Flandre, nos collègues de l'administration semblent en effet s'intéresser aux mesures mises en place en Wallonie.
Des contacts informels ont été établis entre l'INBO, Instituut voor Natuur en Bosonderzoek, et le DEMNA pour l'harmonisation du suivi et, dans un premier temps, des procédures à mettre en place pour la collecte et le
traitement des indices de présence. Un des rôles du réseau loup déjà mis en place en Wallonie est d'échanger de l'information et des procédures avec les responsables du suivi loup dans les régions voisines. Ces partenaires
sont donc identifiés aussi bien en Flandre qu'au GrandDuché, en France, aux Pays-Bas et en Allemagne.

En ce qui concerne la sensibilisation des éleveurs de bétail ovin et caprin, des représentants des fédérations ont été intégrés dès le départ dans le réseau loup et ont été, comme les autres collaborateurs, formés à la
reconnaissance des indices de présence. Nous envisageons aussi d'informer les éleveurs quant aux mesures préventives qui pourraient être mises en place et au système d'indemnisation en cas d'attaque avérée.
Des contacts sont en cours avec Natagriwal à cet effet.

Quant à votre dernière question, les aides ADISA ne couvrent que certains investissements matériels. L'achat
d'un chien de garde, par exemple, ne pourrait pas être couvert et n'est par ailleurs a priori pas considéré
comme un moyen adéquat de protection dans le contexte wallon. Ce fonds ne couvre pas non plus l'achat de clôtures ou grillages.

Actuellement, il n'existe pas donc d'aide pour la mise en place de mesures préventives. Toutefois, compte tenu de la faible probabilité de dommages causés par le loup, il ne me paraît pas opportun à ce jour d'investir des fonds publics pour des mesures concernant potentiellement un grand nombre d'éleveurs, mais dont seule une très faible minorité sera éventuellement un jour touchée par une prédation par le loup.

À noter qu'il existe à l'heure actuelle de nombreux dégâts commis par des chiens laissés en liberté et que la
présence de clôtures efficaces a déjà tout son sens.

Même si l'on ne crie pas panique, vous l'avez mesuré avec nous, nous voulons être préventifs puisque nous
avons prévu la possibilité d'indemnisation. Pour l'instant, nous sommes comme sœur Anne : visiblement, le loup évite notre territoire et l'on verra jusqu'à quand.


Réplique du Député F. DESQUESNES

 

Merci, Monsieur le Ministre, pour vos réponses précises.

Vous dites à la fois que les clôtures ne sont pas envisagées, mais qu'elles sont quand même efficaces.
C'est un sujet sur lequel nous serons amenés à reparler parce que le loup finira par bien arriver en Wallonie ;
rassurez-vous, Monsieur le Ministre.

 

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