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Le site de Chertal

07 mars 2017 | Question orale de M-D SIMONET au Ministre MARCOURT - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,

 

A l’heure de l’ouverture de l’écluse de Lanaye et de l’inauguration du Trigoliport, je vous interrogeais déjà sur une potentielle levée de la mise sous cocon du site de Chertal, vu sa situation particulièrement stratégique.

Il y a un an, il m’était en effet revenu que la levée de la mise sous cocon avait été réclamée par les organisations syndicales. Vous me confirmiez toutefois qu’il n’y avait alors pas d’accord préalable des trois parties – condition sine qua non à la levée de la mise sous cocon.


Récemment, nous prenions connaissance du fait que le Port autonome de Liège était désireux d’étendre ses activités sur les 200 hectares de l’ancien complexe sidérurgique situé à cheval sur les communes d’Herstal et d’Oupeye et qu’il réclamait dès lors la levée de la mise sous cocon.


Les bons résultats du Port autonome ne peuvent que nous encourager à soutenir un tel projet. Il me semble effectivement particulièrement désirable que le projet économique sérieux envisagé puisse y être développé.
Reste toutefois qu’un accord entre les trois partenaires est nécessaire.


Si les syndicats semblent avoir marqué leur accord, qu’en est-il de la position du Gouvernement wallon ?
Par ailleurs, des contacts ont-ils été pris avec ArcelorMittal à ce sujet ? Peut-on envisager des avancées par rapport à la position d’il y a un an ? Quels sont les arguments avancés par Arcelor qui justifient le maintien de la mise sous cocon ? Comment pourrait-on y répondre ?
Quand est programmée la prochaine réunion tripartite ? Le point sera-t-il mis à l’ordre du jour ?

Enfin, on se souvient que la foncière liégeoise avait chargé le bureau Pluris de mener une étude quant à la future affectation des terrains. Des conclusions avaient été rendues en mars 2016. Qu’en est-il du projet envisagé par le port autonome ? Celui-ci s’inscrit-il dans les affectations envisagées par le bureau Pluris ?

D’avance merci pour vos réponses.

 

Réponse du Ministre JC MARCOURT 

 

Madame la Députée, la réorganisation d’ArcelorMittal Belgium en un cluster unique réunissant Liège et Gand a été
finalisée en 2016 pour toutes les fonctions. Ce cluster favorise l’échange entre les deux sites et une gestion plus intégrée de tous les services.

Les travailleurs ont été accompagnés dans ce changement important, notamment via l’organisation de formation et une communication adaptée. Par la présentation de son plan stratégique, le groupe ArcelorMittal a fait passer un message important, à savoir que l’échéance de 2019, qui correspond à la fin de l’accord global conclu avec la Région et les organisations syndicales, n’est nullement une quelconque fin. En effet, via ce plan qui va jusque 2025, le groupe démontre sa volonté de continuer à investir dans les lignes stratégiques de Liège. C’est un message clair que le groupe croit aux perspectives de développement de l’activité de la phase à froid. À ce stade, ce plan a été présenté aux travailleurs, mais n’a pas encore fait l’objet de discussion spécifique avec la Région.

Conformément à l’accord tripartite, le site de Chertal est sous cocon jusque 2019. Pour rappel, le site de Chertal est toujours la propriété d’ArcelorMittal.
L’accord prévoit que le site reviendra à la foncière liégeoise lorsqu’ArcelorMittal aura rempli ses obligations de dépollution. Ce site sera, bien entendu, priorisé étant donné la grande valeur que représente sa reconversion future. Un certain nombre d’investisseurs ont d’ailleurs déjà témoigné de leur intérêt pour le site, unanimement reconnu comme exceptionnel.

Il convient, dès lors, de faire les meilleurs choix d’aménagement possible en concertation avec les autorités locales et en ayant pour objectifs de maximiser l’emploi qui y sera créé. Ce point sera très certainement remis à l’ordre du jour de la prochaine commission de suivi tripartite dont la date n’a pas encore été arrêtée.

En ce qui concerne l’affectation future du site, la foncière liégeoise a mené une étude économique visant à déterminer les affectations possibles des terrains d’ArcelorMittal Belgium. Une étude puriste dont les conclusions ont été rendues fin mars 2016.

En ce qui concerne le site de Chertal, l’étude mentionnait les orientations suivantes de l’activité industrielle valorisant la plurimodalité en lien avec la voie d’eau côté Canal Albert : un couloir paysagé sur le bord de Meuse et une zone tampon de l’activité industrielle et mixte à haute intensité d’emploi. La mobilité et l’accessibilité du site avaient également été pointées.

Enfin, afin d’assurer la coordination et la concentration de tous les acteurs œuvrant en faveur du développement économique et de l’accueil des entreprises en province de Liège, le Gouvernement a, en date du 20 juillet 2016, approuvé la réalisation d’une étude par la SPI. Un comité de pilotage regroupant les différents opérateurs publics en province de Liège – à savoir la SPI, la SOWAER, Liège Airport, Le Port Autonome de Liège, la SPAQuE, la SOGEPA et la Foncière liégeoise – a été institué afin de garantir la bonne exécution de l’étude et l’implémentation des résultats de celle-ci. Les conclusions de cette étude sont attendues dans le courant de cette année.

Si nous voulons accélérer les choses, il faudra trouver un bailleur de fonds qui préfinancera les études et la réalisation de la dépollution. C’est aujourd’hui un des éléments qu’il faudra traiter lors de la réunion tripartite.


Réplique de la Députée M.-D. SIMONET

 

Je remercie M. le Ministre pour ces différents éléments.

Ce matin, dans la presse, on a pu lire que les bourgmestres d’Oupeye et de Hermalle vous avaient aussi interrogé. Ils viennent avec des réflexions, des propositions. C’est positif. C’est une très grande zone et il m’apparait que les terrains qui sont le long du Canal Albert – qui est un canal avec une voie de grand gabarit – et qui ont été équipés couteusement de murs de quai et qui sont desservis par le rail – sont indiqués pour une utilisation multimodale et portuaire.

Il faudra évidemment l’accord des parties. On est heureux de noter qu’ArcelorMittal souhaite poursuivre ses investissements dans le froid. Il est vrai que Chertal, c’est le chaud. Il faut donc, bien sûr, l’accord tripartite.

ArcelorMittal a des obligations de dépollution, vous l’avez rappelé, mais il est évidemment pressé de les mettre en œuvre. On se rappellera qu’une fois le terrain acquis par la Région wallonne en 2004, il a quand même fallu plus de 10 ans pour que les réalisations du Trilogiport soient faites.

Ce n’est pas pour demain, Chertal, on en est bien conscient. En même temps, il y a quand même beaucoup de personnes qui sont intéressées et c’est une zone éminemment stratégique. Anticiper l’avenir, c’est déjà peut-être une chance de succès.
 

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