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Le virus Usutu

18 octobre 2018 | Question orale de Fr. DESQUESNES au Ministre COLLIN - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,


Il y a deux ans, en octobre 2016, je vous interrogeai sur l’apparition du virus Usutu en Belgique. Ce virus d’origine sud-africaine, qui n’est pas dangereux pour l’homme, s’attaque essentiellement aux oiseaux en particulier les merles, les chouettes et les hiboux.


La découverte d’un foyer dans le Limbourg avait incité, à cette époque, le Réseau de Surveillance Sanitaire de la Faune Sauvage de l’Université de Liège à lancer un appel à la vigilance afin de récupérer les oiseaux morts. Suite à celui-ci, vous m’indiquiez que 5 cas positifs avaient été certifiés.


Depuis lors, le virus semble s’être largement répandu dans notre région et il a particulièrement touché la population des merles ces derniers mois.


Monsieur le Ministre :


- Pouvez-vous faire le point sur la situation ?
- L’impact sur les populations d’oiseaux de ce virus, en particulier les populations de merles, a-t-elle pu être mesurée ?
- Quel sera l’impact de la diminution de ces populations sur la biodiversité ?
- D’autres pays européens, notamment la France, sont touchés par le virus. Une coordination est-elle organisée entre ces pays ?
- Des études sont-elles en cours afin de permettre d’éradiquer ce virus ?

Je vous remercier pour vos réponses,


Réponse du Ministre COLLIN 

 

Monsieur le Député, en 2017, le réseau de Surveillance sanitaire de la Faune sauvage a recensé 39 oiseaux morts d’une infection par le virus Usutu en Fédération Wallonie-Bruxelles :

- 25 merles noirs ;

- cinq martinets noirs ;

- deux moineaux ;

- un pinson des arbres ;

- un troglodyte mignon ;

- une mésange charbonnière ;

- une pie ;

- un pigeon ;

- un geai des chênes ;

- une chouette hulotte.

En 2018, des cas suspects ont également été rapportés. Les analyses sont en cours.

Depuis 1990, il existe, en Wallonie, un programme de suivi des oiseaux communs en Wallonie. Ce programme a débuté grâce à une collaboration entre l’Institut des Sciences naturelles de Belgique et mon administration. Il est mis en œuvre sur le terrain dans le cadre d’une collaboration entre le Département de l’Éétde du milieu naturel et agricole et Aves-Natagora.

Le bilan de 28 années de suivi – 1990 – 2017 – vient d’être publié. Le nombre de merles touchés y apparaît comme stable au cours du temps. L’épidémie est cependant très récente – les premiers cas détectés en 2016 – et mon administration ne dispose pas encore de suffisamment de recul pour observer son influence.

En ce qui concerne les actions à entreprendre, il n’existe aucun vaccin, ni de médicament antiviral dont l’efficacité serait dûment démontrée. Ce virus est, en outre, transmis par les moustiques. Il n’est donc pas possible de protéger les oiseaux sauvages contre ce nouveau virus.

Sur la base de l’état des connaissances, il n’y a cependant pas de raison objective de craindre une disparition du merle noir dans de larges aires géographiques. Des prélèvements réalisés aux Pays-Bas sur des oiseaux sauvages indiquent que les oiseaux infectés peuvent guérir naturellement et développer une immunité propre.

Les épisodes viraux apparus en Europe depuis une vingtaine d’années ont généralement duré trois à quatre ans. L’extinction de l’infection intervient au moment où la plupart des oiseaux ont développé une immunité contre le virus.

Jusqu’ici, des disparitions locales du merle noir ont été constatées pendant deux à trois ans et ont chaque fois été suivies d’une recolonisation au départ des populations périphériques.

Il n’y a pas de coordination spécifique entre pays européens à propos de ce virus, dans la mesure où il ne semble pas constituer un danger important et où il n’y a pas de mesure spécifique à mettre en œuvre. 

 

Réplique du Député F. DESQUESNES

 

Je remercie M. le Ministre pour sa réponse, de nouveau très exhaustive, par rapport aux questions que je lui avais adressées.

Je pense que les questions, notamment de réchauffement climatique, font que des insectes ou des éléments contaminateurs – en l’occurrence, des moustiques – sont présents sur de plus larges espaces et ont donc tendance à propager davantage de virus et de maladies. Je pense que c’est une conséquence même si, ici, ni la santé humaine ni les animaux d’élevage ne sont potentiellement concernés. Il n’empêche que pour moi, c’est un élément sur lequel nous devons rester extrêmement attentifs.

Cela veut dire aussi qu’il faut encourager les lieux de nidification pour les oiseaux de façon à ce qu’une fois le virus passé et adapté dans les gênes, dans les résistances des oiseaux, la recolonisation puisse avoir lieu au plus vite dans les territoires perdus et que la biodiversité puisse regagner du terrain chez nous.

 

 

 

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