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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales Les conséquences du Brexit sur la recherche en Wallonie

Les conséquences du Brexit sur la recherche en Wallonie

26 septembre 2017 | Question orale de M-D SIMONET au Ministre JEHOLET - Réponse disponible

 Monsieur le Ministre,


L’évaluation de l’impact du Brexit est un exercice difficile mais nécessaire si nous voulons nous y préparer et prendre les mesures adaptées. Les conséquences peuvent être multiples pour notre économie wallonne car le Royaume-Uni est notre 4ème partenaire commercial et le premier en dehors de la zone euro.
La presse évoquait en juin le fait que « l’économie wallonne est étroitement liée à la recherche avec le R-U par ses pôles de compétitivité et ses entreprises technologiques, notamment en bio-pharmaceutique ». Plus récemment, le recteur de l’UCL montait au front se disant « inquiet des impacts potentiels du Brexit sur la recherche et la science en Europe » et de souligner « l’essence des universités, c’est la mobilité. Le Brexit ne devrait pas remettre cela en cause ». Le R-U est un partenaire tant au niveau des publications scientifiques qu’au niveau de l’accueil de nos chercheurs.


Les universités anglo-saxonnes et nos universités sont associés dans des projets européens qui auront à terme un impact sur notre économie. Rappelons également que le Royaume-Uni contribue au budget européen à concurrence de 10%. Sa sortie aura pour effet, soit de diminuer le budget européen, soit d’augmenter la contribution des Etats à l’Europe. Dans les deux cas, les répercussions sur le budget de la Wallonie seront à déplorer avec des impacts sur l’économie et la recherche.


La FWB a confié à un groupe de travail la mission de mesurer les conséquences du Brexit dans les compétences qu’elle exerce.


A cet égard, je souhaiterais vous interroger sur les questions suivantes:


- La RW envisage-t-elle de lancer la même démarche ou va-t-elle être associée aux travaux du groupe de travail mis en place en FWB?
- si non, ne conviendrait-il pas de mener une analyse analogue en Wallonie et contribuer à la réflexion entamée en FWB et unir les forces des entités fédérées sur cette question?
- Etes-vous favorable au maintien du R-U dans l’espace européen de la recherche et si oui selon quelles modalités?

Je vous remercie pour votre réponse

 

Réponse du Ministre JEHOLET 

 

Madame la Députée, je partage évidemment le constat selon lequel la recherche ne doit pas, en tout cas, connaître de frontière linguistique, deuxièmement, l'impact du Brexit aujourd'hui est difficile a évaluer. Vous le mentionnez, il y évidemment aussi l'importance de rappeler que le Royaume-Uni est notre quatrième partenaire
commercial.

Par rapport a vos questions, qu'envisage la Région wallonne ? Le 29 mars dernier, le précédent Gouvernement a également mis en place un groupe de travail Brexit. D'un point de vue méthodologique, il faut noter une différence puisque, dans le cadre wallon, le groupe de travail s'est réuni a l'initiative du cabinet du ministre-président sans faire appel aux experts des différentes administrations. Je le regrette. Deux réunions se sont tenues jusqu'a ce jour avec la collaboration de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles auprès de l'Union européenne.

Dans l'intervalle, la Délégation générale WallonieBruxelles auprès de l'Union européenne a poursuivi ses
investigations techniques, en s'appuyant largement sur le réseau des correspondants Brexit désignés dans les
différentes administrations et OIP de Wallonie. Par ailleurs, l'AWEx pilote un groupe de travail mis en place avec le Conseil de l'industrie. Lors de sa dernière réunion, il a été convenu de s'informer sur l'importance des courants d'affaires, des stratégies des exportateurs wallons vers le Royaume-Uni et l'impact que le Brexit pourrait avoir sur leurs affaires. Le service de l'AWEx en charge de cette matière a élaboré un questionnaire qu'il a fait parvenir au début du mois de septembre aux 5 500 entreprises qui composent sa base de données.
Les résultats de cette enquête seront analysés dans les prochaines semaines. On ne manquera pas de revenir
sur cette enquête.

Pour obtenir une photographie aussi nette que possible de cet impact, l'AWEx a entrepris, en parallèle, une analyse statistique avec les outils dont elle dispose et a pris langue avec l'IWEPS afin d'être mieux armé pour entreprendre ce type d'étude. La aussi, l'analyse est en cours. Je verrai avec le ministre-président ce qu'il appartient de décider pour la suite a donner aux travaux déja effectués par ce groupe de travail et sur base,
évidemment, des enquêtes réalisées.

Deuxième élément de votre question, contribuer a la réflexion avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et les différentes entités. Je crois qu'une étroite collaboration et une position commune entre les entités fédérées et, a
fortiori, avec le Fédéral sont souhaitables. Je pense, comme vous l'avez dit, que la recherche ne doit pas connaître de frontière linguistique. Il convient en effet – pour moi, c'est la priorité – que la Belgique soit cohérente et unanime sur l'attitude a adopter vis-a-vis de ces négociations, tant dans l'intérêt de notre pays, de
notre Région, que de l'Union européenne d'ailleurs.

Le Royaume-Uni a déja fait connaître son souhait de maintenir des liens forts avec l'Union européenne dans le domaine de la recherche. Nous en prenons acte, bien évidemment. Nous reconnaissons aussi la haute qualité de la recherche britannique et les interrelations importantes, vous l'avez dit, qui existent entre nos institutions académiques et centres de recherche et leurs homologues britanniques. Toutefois, conformément a la stratégie de négociation arrêtée par le Conseil européen, ces questions ne pourront être abordées que dans le cadre de la deuxième phase de négociation. J'ai envie de vous dire que je partage votre sentiment, que je peux donner ou témoigner de mon souhait qu'il en soit ainsi, mais vous comprendrez qu'aller plus loin a ce stade, serait évidemment imprudent de ma part. Il importe en effet que les questions relatives aux modalités de divorce soient clarifiées avant d'aborder l'avenir des relations entre l'Union et le Royaume-Uni.

Enfin, plusieurs points de cet accord de divorce, notamment sur les obligations financières restantes du Royaume-Uni ou encore les conditions de mobilité, y compris des chercheurs et des étudiants, conditionnent
fortement le contexte de ces relations futures, quels que soient les domaines de coopération. Vous l'aurez compris, nous suivons de près les évolutions de ces négociations et nous aurons certainement l'occasion d'y revenir lorsque celles-ci auront, je l'espère, davantage évolué et dans les délais les plus serrés possible.


Réplique de la Députée SIMONET

 

Je remercie M. le Ministre pour sa réponse. J'ai noté qu'il y avait déja des groupes de travail qui étaient lancés, que l'AWEx était active, allait travailler. On attend ces premiers résultats. Je pense que c'est très bien et que c'est ce qu'il faut faire.
On n'est de toute façon pas dans la deuxième phase, mais comme vous l'avez dit précédemment, il faut déja
prévoir, être prêts a avoir une vision et des demandes. Il faut que la Belgique puisse peser de manière unie, en
ayant certaines demandes au sein de l'Europe. Je me réjouis que vous puissiez, donc la Wallonie, porter ces
demandes une fois que l'on pourra les préciser de manière plus claire.
 

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