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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales Les conséquences graves de l’alcool sur la santé des jeunes

Les conséquences graves de l’alcool sur la santé des jeunes

27 février 2018 | Question orale de M. VANDORPE à la Ministre GREOLI - Réponse disponible

Madame la Ministre,

 

En cette période de « tournée minérale », je reviens sur un sujet qui m’est cher, et à propos duquel j’ai déjà eu l’occasion de vous interroger. La problématique de la consommation d'alcool chez les jeunes est en effet toujours plus inquiétante.

Outre la dépendance et l’alcoolisme que la consommation excessive d’alcool peut entraîner à l’âge adulte, l’adolescent ou le jeune adulte qui s’adonne au « binge drinking » augmenterait en outre le risque de développer de l’ostéoporose en vieillissant, et aussi de faire vieillir prématurément sa mémoire. Selon une récente étude publiée par l’Université de Vienne, l’excès d’alcool durant la jeunesse perturberait le métabolisme osseux et diminuerait la masse du squelette, entraînant des conséquences à long terme.

L'objectif du comportement de « binge drinking » est d'atteindre en un temps record l'ivresse. Il ne constitue pas une pratique neuve, et sévit déjà depuis plusieurs années dans les fêtes étudiantes. Mais ce phénomène toucherait désormais un public de plus en plus jeune et de plus en plus féminin. Des études épidémiologiques récentes révèlent ainsi que 30 à 40% des jeunes de 16 à 20 ans sont concernés par la « biture express ».

Le réel problème est donc le rajeunissement des consommateurs, et c'est en luttant par conséquent contre ce phénomène que l'on pourra éviter le risque pour ces jeunes de devenir un jour dépendant à l’alcool.

Madame la Ministre, avez-vous pris connaissance de cette étude ? Quels nouveaux enseignements en tirez-vous ? Vous soutenez en Wallonie de nombreuses actions de lutte contre les effets nocifs de la consommation d'alcool, à la fois pour prévenir la consommation excessive en particulier chez les jeunes, mais également pour prendre en charge les personnes souffrant d’assuétudes. Mais sans assortir ces mesures d’une limitation de l'offre d'alcool aux jeunes, la guerre semble malheureusement perdue d’avance. Or, il n’a échappé à personne que le Gouvernement fédéral s'est montré très réticent en matière de réduction de l'offre, ainsi qu’à l’idée d’interdire le marketing et donc l'incitation des jeunes à consommer. Le Gouvernement fédéral a, comme vous l’avez dit précédemment, « refusé pareilles mesures et décidé de privilégier les intérêts économiques à court et moyen termes liés à la vente d'alcool, aux dépens d'intérêts économiques à plus long terme, liés à la santé et à la productivité de la population »...

Les actions de prévention de la consommation d’alcool auprès des jeunes sont donc contredites par la publicité et le marketing, souvent agressifs. Or, le coût social de l'alcool et de ses effets nocifs en Belgique, c’est plus de 2 milliards d'euros (étude SOCOST de 2016 de la Politique scientifique fédérale). Et en Wallonie, on peut l’estimer à 670 millions d'€.

Pour réduire l’offre d’alcool, notamment auprès des jeunes, vous estimez qu’il est très important d'avoir un véritable plan d'action national en matière d'alcool. Depuis novembre 2017, des avancées du Plan Alcool ont-elles pu enfin être enregistrées dans le cadre de la Cellule générale de politique en matière de drogues ? Le Gouvernement fédéral va-t-il enfin revoir sa position en faveur d’une plus grande sévérité concernant le marketing relatif à l’alcool ? Vous aviez lancé un appel au Gouvernement fédéral et à sa Ministre de la Santé pour revoir leur position et déposer sur la table un plan ambitieux qui empêche en particulier la promotion de l'alcool auprès des jeunes ? Qu’en est-il à ce jour ? Le dossier avance-t-il de manière plus satisfaisante ?

Je vous remercie.

 

Réponse de la Ministre GREOLI

 

Madame la Députée, j'ai effectivement pris connaissance du compte rendu de cette étude de l'Université de Vienne. Elle a été réalisée sur de jeunes cochons et montre que la formation osseuse est détériorée chez ceux à qui l'on a donné de l'alcool deux fois par semaine. Cette étude confirme la relation entre consommation d'alcool et risque d'ostéoporose qui a été mise en évidence par différentes études au moins depuis la fin des années 90,
comme vous l'avez souligné.

Le corps et le cerveau des plus jeunes sont en effet particulièrement sensibles aux effets de l'alcool. Le phénomène est d'autant plus grave que ces effets négatifs ne sont pas toujours réversibles et peuvent donc avoir des effets à long terme, même si le jeune a arrêté de boire de manière excessive.

Comme vous le dites très bien aussi, il serait plus cohérent dans notre pays que les actions de la Région wallonne destinées à limiter la consommation nocive d'alcool soient assorties d'actions limitant l'accessibilité de l'alcool et en interdisant le marketing destiné à en pousser la consommation. Ces actions sont particulièrement choquantes quand elles concernent les plus jeunes, surtout si elles sont assorties d'incitation à consommer via l'offre de boissons gratuites durant certaines soirées en particulier.

Les autres actions délétères des alcooliers consistent à associer la consommation d'alcool avec la pratique sportive. Cette association est devenue si forte que, chez beaucoup de gens, la vision d'un match de football est
directement associée à la consommation de bière, d'autant si elle s'appelle dorénavant du même nom que notre pays. Il ne faut donc pas sous-estimer le pouvoir du marketing, mais vous êtes certainement aussi convaincue comme moi.

Malheureusement, jusqu'à présent, je n'ai pas de retour du Gouvernement fédéral ou de la ministre plus particulièrement chargée de ce dossier, sur une volonté de limiter la publicité en matière d'alcool, en particulier
vis-à-vis des plus jeunes. Je ne peux donc que continuer à y être attentive, relancer les choses et espérer qu'au
niveau fédéral, autant la ministre que le Gouvernement ou que des parlementaires puissent eux aussi se saisir de manière forte de la question que vous m'avez posée et qui est essentielle.


Réplique de la Députée M. VANDORPE

 

Je vous remercie pour vos réponses. C'est vrai que l'on voit de plus en plus d'actions menées. On pense à la nouvelle campagne de Jupiler, devenue Belgium, pour essayer de se redorer un peu et de redonner un peu une image de marque.

J'ai interpellé la semaine dernière votre collègue en Fédération Wallonie-Bruxelles, M. Madrane, justement
concernant la question du sport et de l'alcool, puisque l'on sait que les troisièmes mi-temps sont très habituelles, mais encore une fois que l'on se rendait compte que c'était les plus jeunes qui consommaient de plus en plus tôt. C'est de plus interpellant, avec tout ce binge drinking et ces bitures express.

Je ne suis pas contre le fait de boire un verre. À l'époque, quand on était jeune, on buvait peut-être plus facilement une bière qu'aujourd'hui, les jeunes sont directement avec des vodkas et autres, des petits shots.
Cela devient assez dramatique. Si l'on ne prend pas tous ensemble, tous niveaux de pouvoirs confondus, les
choses en main, on ira droit à la catastrophe pour les générations à venir.
 

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