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Les débouchés pour les matériaux recyclés à partir de plastiques dans le cadre de l’économie circulaire

1er mars 2018 | Question orale de M.-D. SIMONET au Ministre JEHOLET - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,


Le 16 janvier, la Commission européenne a annoncé la mise en place d’une stratégie européenne concernant les déchets plastiques. Les objectifs sont de rendre tous les emballages plastique mis sur le marché de l’Union européenne recyclables à l’horizon 2030 et de limiter la consommation de plastiques à usage unique ainsi que l’utilisation intentionnelle de microplastiques.


Le secteur belge du recyclage accueille favorablement cette annonce mais déplore le manque de mesures d'incitation et de garanties en matière de débouchés.
Go4Circle, la fédération des entreprises de l'économie circulaire en Belgique, estime que la stratégie européenne « n'accorde que peu d'attention aux mesures d'incitation » et offre peu de garanties en matière de débouchés aux matériaux recyclés, les « recyclats ». A ce stade, l'offre et la demande s'équilibrent, mais le secteur s'inquiète d'une saturation du marché en cas d’augmentation du recyclage et donc de la quantité de recyclats disponibles.


Par ailleurs, la première proposition de « l’appel des XI » vise à ce que la RW et la RBC deviennent « la poubelle du monde », suite à l’annonce de la Chine de réduire ses importations de déchets à recycler. La RW dispose d’une expertise reconnue pour se lancer dans ce marché.


Monsieur le Ministre, le plan wallon d’investissement qui a été présenté il y a quelques semaines prévoit 75 millions d’euros pour le développement de l’économie circulaire, incluant « l’émergence d’une nouvelle filière de tri et de recyclage de plastique ». Quelle est la stratégie du gouvernement pour assurer que les matériaux recyclés puissent trouver des débouchés ?


Les « XI » estiment que les Régions doivent affiner leur stratégie et définir une politique favorisant la collecte, le tri, le recyclage et la consommation de produits en plastique recyclé. Le programme NEXT est-il associé à cette ambition ? Comment articulez-vous vos compétences en matière d’économie circulaire avec celle de votre collègue Di Antonio ?

Je vous remercie d’avance.

 

Réponse du Ministre JEHOLET 

 

Merci pour la question. Madame Simonet, j’ai bien pris connaissance de cette stratégie européenne ainsi que des différentes réactions
des acteurs de cette filière.

Il est vrai que les matériaux plastiques sont très régulièrement au cœur de l’actualité.

Les Régions ont un rôle déterminant à jouer pour inciter au développement de projets économiques et industriels. Il revient aux autorités publiques de mettre en place un contexte favorable au développement, par les acteurs industriels, d'une filière intéressante, notamment suite à la décision de la Chine – vous l’avez évoqué – de fermer ses portes aux importations de matières plastiques. Cela représente un choc pour le secteur mais aussi une réelle opportunité pour la Wallonie de développer une filière de matériaux plastiques recyclés. En effet, il est estimé qu'à ce jour, seulement 5 % de la valeur des déchets plastiques wallons sont recyclés, en Wallonie, et qu'une majorité de la collecte reste généralement incinérée.

Donc, il y a le problème évidemment du recyclage mais aussi la réutilisation des matériaux et la marge de progression est donc importante ; les experts estiment à 150 000 tonnes la masse annuelle valorisable dans la Région.

Sachez aussi qu'en parfaite collaboration avec mon collègue en charge de l'Environnement, et je ne le dis pas facialement, il y a vraiment une volonté et de lui en tant que ministre et moi-même, avec nos cabinets, de
travailler ensemble sur ce projet. Nous menons des consultations, depuis fin de l’année dernière, consultations des différentes parties prenantes ; puis quelques semaines, on a vraiment rencontré beaucoup d’acteurs de terrain, beaucoup d’entrepreneurs. Toutes ces rencontres nous ont confirmé le potentiel wallon, la disponibilité de tonnages suffisants et de technologies mais aussi la volonté certaine des centres de recherche et des industriels d'aller de l'avant. Vous l’avez dit, la Wallonie a vraiment un savoir-faire en la matière.
Quand vous parlez qu’en termes de traitement des déchets et de recyclage, le Wallon n’est pas à la traîne – je dirais même que vous connaissez bien Intradel et depuis des années, donc pas nécessairement depuis trois ou quatre ans mais depuis des années –, il est vraiment l’exemple du citoyen qui recycle « le plus ». Ceci un peu en boutade et entre parenthèse.

Plus sérieusement, actuellement, notre travail consiste à identifier les opportunités et les difficultés inhérentes au développement d'un tel projet, que ce soit au niveau législatif ou financier. La SRIW, via sa mission déléguée Next, a été sollicitée sur le sujet. Le but est maintenant de parvenir à mettre l'ensemble de la filière autour de la table – les collecteurs, les recycleurs, les transformateurs – pour discuter de la faisabilité d'un projet industriel ambitieux qui apporterait de la valeur ajoutée à notre tissu économique pour que celui-ci soit évidemment viable. Il est impératif que les industriels qui utilisent la matière recyclée, dans leur production, soient associés au projet, afin que le travail de recyclage soit valorisé au mieux économiquement.

Comme vous l’avez dit, cela a été une volonté commune de M. Carlo di Antonio et moi-même de consacrer une enveloppe de 75 millions d’euros dans le cadre du Plan wallon d’investissement par rapport à des projets d’économie circulaire et, notamment, par rapport au recyclage et transformation des plastiques.

Voilà où on en est. Je peux vous dire qu’on ne perd pas de temps, on s’attelle vraiment à un agenda très serré parce qu’en résumé, on mesure vraiment les connaissances, le savoir, les potentialités, l’ambition et la volonté aussi des différents acteurs concernés.
 

Réplique de la Députée M.-D. SIMONET

 

Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse volontariste.
J’entends que vous mettez vos efforts, je l’imaginais bien, mais vous me confirmez que vous travaillez au sein du Gouvernement et notamment avec votre collègue, M. Di Antonio, que vous avez déjà pu réaliser des consultations, identifier des potentiels. Vous finalisez un peu la mise autour de la table des acteurs. Il y a des moyens qui sont dégagés. Il faut évidemment que tout cela corresponde à la législation et que ce soit fait de la manière la plus efficace. La SRI est aussi une partenaire. Je pense qu’on a, là, déjà toute une série de conditions préalables tout à fait positives pour, dans un délai assez rapide, arriver à quelque chose. Donc, je ne peux que vous encourager à poursuivre cet effort avec tous les acteurs des différentes filières, producteurs, recycleurs, pour arriver à quelque chose de bien.

Et ce sera d’ailleurs peut-être un plus parce que, je ne suis pas une spécialiste dans les taxes sur les déchets, mais il y a quand même des taxes, et donc si c’est recollecté, ici, à la source, cela peut éventuellement rendre nos entreprises plus compétitives, tandis que des entreprises, situées plus loin, devront déjà transporter les déchets jusque chez nous pour qu’ils soient correctement recyclés. Ceux qui sont les plus près en bénéficient forcément et puis, c’est une nouvelle filière qui doit être développée parce qu’on ne peut pas laisser tous ces sachets dans la nature, dans nos océans. C’est assez horrible ce qu’il advient de ces sachets donc cela va vraiment dans le bon sens.

 

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