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Les dégradations volontaires de boitiers radars

28 janvier 2019 | Question orale de I. Moinnet au Ministre DI ANTONIO - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,


La politique de sécurité routière comporte un volet répressif qui semble difficilement acceptable pour certains de nos concitoyens. Quelques-uns n’hésitent pas à s’en prendre physiquement aux radars et à les endommager. Depuis quelques semaines, il semble cependant que le mouvement prenne de l’ampleur, à l’instar du phénomène que l’on peut observer outre Quiévrain.

Un article de presse faisait état de dégradations occasionnées à plus de 40 lidars, depuis mi-octobre, soit 4 fois plus que pour le reste de l’année. De même 6 des 33 boitiers fixes dépendant de la police fédérale en Wallonie ont été endommagés.

Monsieur le Ministre :
- Pouvez-vous faire le point sur le nombre de dégradations enregistrés ?
- Quel est l’impact de ces dégradations sur la capacité des radars fixes ? Demeurent-ils longtemps hors d’état ?
- Pour ce qui concerne les Lidars, ceux-ci sont-ils rapidement remplacés, dans les cas où ils sont hors d’état ?
- Quel est le coût de ces réparations ?
- On sait que les boitiers fixes sont surveillés par des caméras mais qu’en est-il pour les lidars ? Sont-ils également surveillés par caméras ? L’identification des auteurs de dégradations est-elle possible ?
- Si des auteurs devaient être identifiés, la Wallonie se portera-t-elle partie civile ? A quelles amendes ces auteurs s’exposent-ils ?

Je remercie d’avance, Monsieur le Ministre, pour ses réponses.

 

Réponse du Ministre DI ANTONIO

 

Madame la Députée, pour les radars fixes, nous n'observons pas d'augmentation significative des dégradations volontaires. L'un des derniers faits concerne le radar fixe situé dans la berme centrale séparant les quatre bandes de circulation de la nationale 5 à Yves-Gomezée, auquel un vandale avait bouté le feu dans la nuit du 6 décembre.

La Région dépose systématiquement plainte en cas de dégradation d'un radar.

Selon la dégradation, l'entreprise spécialisée opère les réparations dans un délai de deux mois maximum.

Dans le cas précis d'Yves-Gomezée, le radar ne sera pas remplacé parce que d'importants travaux sont envisagés à proximité.

La situation est différente pour les LIDAR. On observe une multiplication des actes de vandalisme ces dernières semaines. On comptabilise pratiquement un acte de vandalisme par jour en novembre et décembre 2018.

Ces actes de vandalisme sont, pour la plupart, de jets de peintures sur les fenêtres du LIDAR, des coups de masse ou des tentatives de mise à feu.

Pour rappel, les LIDAR sont loués via marché public. Le marché de location comprend un service de réparation et de remplacement. Les frais sont donc pris en charge par l'entreprise adjudicataire et son assurance. L'adjudicataire doit intervenir contractuellement dans les 9 heures après notification de l'incident et, s'il n'est pas réparable sur place, il a l'obligation de fournir un autre cinémomètre dans le jour calendrier.

Le coût de la réparation dépend du type de dégradation et peut aller de 5 000 euros pour des tags sur les vitres jusqu'à 250 000 euros lorsque le LIDAR est détruit.

Les LIDAR sont surveillés par des caméras internes. Lorsque les auteurs sont identifiés, outre les poursuites pénales, la société adjudicatrice qui supporte les frais de réparation se porte partie civile afin de récupérer les frais. 

 

Réplique de la Députée MOINNET

 

Je remercie M. le Ministre pour l'ensemble de ses réponses. J'entends qu'il n'y a pas vraiment d'augmentation de vandalisme pour les radars fixes. Par contre, pour les LIDAR, quand j'entends qu'il y a un acte de vandalisme par jour, cela me fait froid dans le dos. Il est important de sensibiliser les citoyens sur cette problématique, car détruire un LIDAR, que cela soit avec un jet de peinture ou autre, c'est aussi détruire une vie, car ils sont placés là pour réduire le nombre de décès sur nos routes. On sait, en effet, que plus la vitesse est importante, plus les accidents sont graves. C'est donc pour moi de l'inconscience et de l'irresponsabilité de la part des citoyens de détruire ces engins de contrôle. Il est donc important d'informer les citoyens sur l'objectif premier des LIDAR, à savoir la sécurité des usagers. À mon sens, une meilleure information permettrait de diminuer les dégradations, car, trop souvent, le radar ou le LIDAR est perçu comme un moyen, pour l’État, de gagner de l'argent sur le dos des usagers, alors que sa fonction première et principale est d'assurer la sécurité de tous. Nous devrions nous en souvenir et le rappeler. 

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