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Les emplois dans le secteur spatial

16 octobre 2018 | Question orale de M.-D. SIMONET au Ministre JEHOLET - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,

Le secteur spatial en Wallonie représente un chiffre d’affaires de 360 millions en 2017, un chiffre qui a plus que triplé en 20 ans.

Pour poursuivre son développement, le secteur spatial a besoin de renouveler sa main-d’œuvre qui arrive progressivement à l’âge de la retraire. Cité par L’Avenir, le directeur adjoint de Skywin Michel Stassart indique que « 40 % des travailleurs se situent dans la tranche d’âge de 49 à 59 ans ». Les travailleurs de cette catégorie d’âge sont surtout ceux qui ont été inspirés par les missions sur la Lune à la fin des années 60.

Désormais, le « rêve » s’est un peu essoufflé, et les jeunes qui s’engagent dans le secteur spatial sont moins nombreux. Pourtant, le secteur recherche de nombreux profils indique Michel Stassart, tels que des ingénieux, médecins, biologistes, physiciens, agronomes ou encore des juristes, et bien entendu des techniciens.

L’information dans les universités au sujet de ce secteur serait encore assez limitée, et peu de stimulants viendraient du secteur. C’est dans ce cadre qu’une journée a été organisée le 8 octobre au Palais d’Egmont en vue de mettre en relation des jeunes intéressés par ce type de carrière.

- Quelle analyse faites-vous de l’enjeu de la nécessité d’amener des jeunes vers ce secteur ?
- La Wallonie ayant été « gold sponsor » de cet événement, pouvez-vous indiquer combien de jeunes celui-ci a attiré ?
- Comment comptez-vous sensibiliser davantage de jeunes à s’engager vers ce secteur ?

Je vous remercie d’avance.

 

Réponse du Ministre JEHOLET

 

Madame la Députée, je partage en très grande partie l'analyse que vous faites par rapport au secteur.

D'une part, la courbe des âges des personnes actives dans le secteur spatial met en évidence le vieillissement des acteurs. Ensuite, cela peut être nuancé d'une entreprise à l'autre, certaines créées plus récemment et ayant en général une moyenne d'âge plus basse. L'observation faite pour les entreprises où 40 % des travailleurs se situent dans la tranche d'âge de 49 à 59 ans est essentiellement due au boum de l'attrait du secteur spatial auprès des jeunes des années 60 et 70 ayant été passionnés par la conquête spatiale.

D'autre part, le secteur spatial qui, historiquement, recherchait plutôt des techniciens, des ingénieurs et des scientifiques, devient un secteur particulièrement transversal. En effet, l'utilisation de plus en plus massive des données issues du secteur spatial, télécommunications, observations de la terre, géopositionnement, GPS ou Galileo pousse au développement de nouveaux services récurrents sur terre dans des secteurs aussi variés que l'agriculture, l'environnement, le maritime, la logistique, la mobilité et ouvre ainsi les opportunités d'emploi de nouveaux profils dans le secteur spatial.

Les métiers dont on parle ici peuvent se situer dans les télécoms, l'IT, l'intelligence artificielle, l'industrie créative. La Commission européenne estime que dans quelques années, il y aura bien plus d'emplois créés dans ce secteur utilisateur du secteur spatial que dans le secteur spatial traditionnel.

La Wallonie a bien compris depuis des années ce potentiel de développement et ce domaine est repris dans un des six axes stratégiques et technologiques du pôle Skywin.

Cette question est très importante dans la mesure où l'activité spatiale au sens large, que ce soit en amont ou en aval, va probablement connaître un essor extrêmement important de par le monde et nécessiter d'engager beaucoup de nouveaux profils et les jeunes constituent la principale ressource pour pourvoir à ces besoins.

Par ailleurs, nous avons la chance en Wallonie d'avoir une qualité de formation et un tissu industriel reconnu mondialement et l'enjeu est que la Wallonie ne rate pas le train du prochain relais de croissance qui arrive.

Il faut à mon sens également ne pas perdre de vue non plus que la transmission avec les générations plus anciennes est à appréhender et à accompagner avec soin au vu d'une transition bien organisée et sans perdre toutes les connaissances et compétences acquises jusqu'ici grâce aux générations précédentes.

La transmission doit se faire dans l'accompagnement et dans l'épanouissement et le développement de chacun. Je suis convaincu que nous en avons les capacités.

À cet effet, je réfléchis d'ailleurs à un dispositif plus global qui devra être conçu au niveau wallon avec une véritable stratégie ambitieuse à exécuter dans le domaine spatial.

Sur les 500 personnes présentes à l'événement du lundi 8 octobre auquel vous faites référence, il est estimé que 250 étaient de jeunes diplômés ou toujours aux études dans tous les domaines et pas uniquement dans les domaines scientifiques.

Quant à la question de l'information et de la sensibilisation des jeunes aux métiers du spatial, étant entendu les attentes du secteur en termes de nouvelles qualifications, c'est davantage au niveau de l'enseignement, singulièrement l'enseignement supérieur, que les leviers existent. À un niveau plus précoce, l'Eurospace Center de Redu est un outil unique, intéressant dans une optique de sensibilisation des plus jeunes. Néanmoins, plusieurs initiatives significatives ont été créées pour répondre à ce devoir de sensibilisation.

L'organisation de l'événement switch to space du 8 octobre en est justement une.

Autre dispositif qui a été mis en place tout récemment, le Centre de formation ESA Galaxia, il s'agit du centre dont l'inauguration prévue fin novembre et qui va attirer deux types de profil, d'une part, des professeurs et, d'autre part, les étudiants universitaires.

En tout cas, il s'agit actuellement de 40 sessions de 30 personnes par an. Ces personnes venant de 22 États membres de l'ESA dont la Belgique bien évidemment.

Enfin, il y a d'autres initiatives de sensibilisation qui pourraient être prises.

Pourquoi ne pas imaginer de solliciter l'ESA en vue d'organiser des sessions pour nos professeurs francophones du primaire et du secondaire ? Ce serait un beau moyen de diffuser l'importance du spatial et de sensibiliser les futurs adultes au débouché de la science. Pourquoi ne pas organiser en Wallonie une session d'été de l'International Space university, formation de dix semaines organisée chaque année dans un pays différent.

Les acteurs de terrain et les pôles peuvent aussi être davantage sensibilisés pour favoriser la communication grand public sur les activités spatiales au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

On pourrait renforcer l'attractivité des programmes de formation universitaire wallons, sciences spatiales, ingénieur aérospatial, pour qu'ils puissent rivaliser avec les programmes spécialisés à l'étranger.

Enfin, je voudrais aussi ne pas oublier de citer l'importance de l'ESA BIC, l'incubateur spatial wallon reconnu par l'ESA, basé sur le site Galaxia à Transinne et opéré en collaboration avec différents acteurs dont IDELUX, WSL, Skywin et le Centre spatial de Liège. Ce dispositif nécessitera une sensibilisation forte dans les universités et les hautes écoles, soutenir et encourager ses différentes initiatives, les développer et en assurer la promotion dans un cadre global et cohérent me semble être à coup sûr un des moyens de sensibiliser encore et encore les jeunes.

 

Réplique de la Députée MD SIMONET 

 

Merci, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. Je note 500 participants. C'est plutôt positif, je trouve que c'est intéressant.

Bien sûr que l'enseignement, qu'il soit universitaire, de type court, de type long, et même l'enseignement fondamental, tôt, les enfants sont passionnés par cela et d'ailleurs, ils vont à Redu, il y a toutes sortes de choses, vous les avez évoquées.

L'enseignement doit jouer son rôle, mais je crois que la prise de conscience – que vous avez rapportée d'ailleurs dans vos propos, qui est évidemment la vôtre, qu'il y a là une création d'emplois, peut-être même plus importante en matière de retombées variées, que ce qui était à proprement parler le spatial – doit être largement diffusée. Elle nous incombe à nous et ce n'est pas que dans les écoles que l'on sait parler de cela.

Vous avez cité toute une série d'initiatives ; on sait que l'on a des spationautes en Belgique – Dirk Frimout et d'autres – et ils ne ménagent pas leurs efforts pour venir dans les villes, dans les universités. Nous devons l'utiliser plus, parce que cette prise de conscience du potentiel est importante : on n'a pas besoin que d'ingénieurs ou de techniciens, mais aussi de personnes dans le domaine de l'IT, l'agronomie, la mobilité.

On doit développer, on doit le faire connaître plus. Il faut le faire par toute une série d'initiatives et je ne peux que vous soutenir. Vous avez été un sponsor pour cette journée-là et je vous en félicite. La Région, avec sa dimension économique et internationale, et de recherches aussi, peut jouer un rôle. Je vous soutiendrai toujours pour ce type de démarches. 

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