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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales La réduction de l’exposition de la population wallonne aux pesticides

La réduction de l’exposition de la population wallonne aux pesticides

19 novembre 2018 | Question orale de P. BAURAIN au Ministre DI ANTONIO - Réponse disponible

Monsieur le Ministre,

 

Le 6 novembre, lors d’une conférence de presse dans les locaux de l’ISSeP, vous avez présenté un état des lieux de la législation en cours en matière de pesticides en Wallonie.

Actuellement, la population wallonne est largement exposée aux herbicides, fongicides et autres produits phytopharmaceutiques (PPP). Au centre des préoccupations citoyennes, l’utilisation des pesticides démontre que l’impact est non négligeable pour la biodiversité, l’alimentation, la santé et la qualité de vie.

Conformément au Plan wallon de Réduction des Pesticides, l’objectif du Gouvernement est une réduction drastique, voire une interdiction, de l’usage de PPP en application du principe de précaution, soit de tendre vers un territoire wallon sans pesticide. Monsieur le Ministre, un arrêt définitif de l’usage des pesticides est-il à l’ordre du jour ?

Plusieurs mesures fortes ont ainsi été entreprises en la matière. Ce sont, par exemple, la double interdiction, respectivement en mars 2017 et juin 2018, du glyphosate et des néonicotinoïdes, ou encore la protection des publics vulnérables par l’interdiction des pesticides dans les infrastructures d’accueil de l’enfance et des centres hospitaliers, et la protection des riverains des parcelles agricoles par l’interdiction de pulvérisation à moins de 50 mètres des bords de toute parcelle qui jouxte un site d’établissement. Pouvez-vous nous préciser si d’autres mesures sont envisagées ?

Afin de soutenir un changement de modèle de production et le développement d’alternatives, le 8 novembre, vous avez débloqué 500 000 euros pour le Centre wallon de Recherches agronomiques afin de tester les possibilités de la robotisation et de l’automatisation de désherbage non chimique en production végétale en Wallonie. Quels sont les critères ayant motivé cette décision ? D’autres financements sont-ils prévus en matière de pesticides ?

Je vous remercie pour vos réponses.

 

Réponse du Ministre C. DI ANTONIO 

 

Monsieur le Député, de manière générale et comme j'ai déjà pu l'exprimer, les résultats des études au sujet des pesticides, mais aussi l'attente des citoyens, plaident pour un arrêt de l'usage des pesticides ; ce qui est d'ailleurs l'objectif de l'actuel Plan wallon de réduction des pesticides.

Cet arrêt définitif ne sera pas une réalité demain. C'est une vision à long terme qui devra passer par des étapes de diminution d'usage et de modification des mentalités. Toutefois, cette évolution est déjà bien avancée.

Il faut aussi voir cela comme une opportunité. Je l'ai encore expliqué la semaine dernière à une délégation de la Fédération wallonne de l'agriculture. J'ai pu à nouveau leur exposer le projet présenté il y a plus de deux ans, à savoir donner une vision et mettre les moyens pour une Wallonie sans pesticide plutôt que demener un combat d'arrière-garde pour défendre l'usage de ces produits.

Cet échange a été constructif. J'ai proposé que nous puissions voir ensemble comment définir des objectifs clairs et une communication positive sur cette évolution, car je comprends le désarroi de certains agriculteurs se sentant accusés d'empoisonner leurs voisins.

Au niveau des pulvérisations agricoles, qui ne sont pas la seule cause de la présence de pesticides, des mesures ont été adoptées au mois de juin 2018. Elles concernent :

- l'obligation d'utiliser un matériel d'application qui réduit la dérive de minimum 50 % ;

- l'interdiction de débuter une pulvérisation lorsque la vitesse du vent est supérieure à 20 kilomètres par heure ;

- l'interdiction de pulvériser à moins de 50 mètres des bords de toute parcelle qui jouxte un site d'établissement de public dit sensible, comme les écoles et les crèches.

Une clause de rendez-vous est prévue début 2019 une fois l'étude PropulPPP achevée. Il faudra décider, sur base de ses résultats, de la nécessité de réviser ces mesures de protection de la population.

Le texte adopté prévoit en outre la mise en place d'une charte régionale de bonnes pratiques d'utilisation de produits phytopharmaceutiques, de manière à encourager la démarche volontariste du secteur agricole dans la réduction de l'usage des pesticides. Les acteurs du secteur y travaillent actuellement.

Il est important de soutenir et de tester sur le terrain des méthodes alternatives à l'usage de produits phytos afin de rendre possible l'élimination de ces produits chimiques de notre avenir.

J'ai alloué 500 000 euros au Centre wallon de recherches agronomiques afin de tester des robots de désherbage en conditions réelles pendant plusieurs années et dans différentes situations de production, principalement maraîchères. Ce projet sera mené avec des agriculteurs.

Les critères précis de sélection des partenaires et de tests seront déterminés une fois la procédure de marchés publics finalisée, car le mode d'achat prévu prévoit une négociation pour fixer le nombre de robots.

Lorsque j'ai émis l'idée d'une Wallonie sans pesticide, le développement des PME wallonnes actives en mécanisation agricole était l'une des opportunités que j'ai citées en exemple. Il y a un besoin et les premiers sur le marché auront un avantage lorsque d'autres Régions ou pays feront aussi ce choix, de manière volontaire ou forcée par l'évolution des normes.

Le projet du CRA-W vise à acquérir du matériel pour le tester sur le terrain avec des agriculteurs et non à développer de nouveaux robots. Je suis néanmoins convaincu qu'il y a une réelle opportunité future pour nos PME et j'espère que certaines, éventuellement avec l'appui du pôle de compétitivité MecaTech, se lanceront dans des recherches pour développer d'autres solutions, y compris en grandes cultures.

Concernant le retour d'expérience envers le secteur agricole, il se fera sous plusieurs formes :

- les essais et tests réalisés par le CRA-W feront l'objet de rapports et publications techniques indiquant les avantages et désavantages des différentes techniques et robots ;

- les expériences et acquis obtenus chez les exploitants feront également l'objet d'une synthèse compilée par le CRA-W ;

- les centres pilotes, partenaires d'encadrement du projet, assureront la diffusion des résultats ;

- les présentations et démonstrations de matériel seront organisées chez des exploitants agricoles. 

 

Réplique du Député P. BAURAIN 

 

Je remercie M. le Ministre pour sa réponse.

Je souligne le réalisme du projet et des objectifs par rapport à cette Wallonie sans pesticides qui avait été annoncée et également la volonté du ministre de collaborer avec nos agriculteurs dans ce sens.

 

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