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Vous êtes ici : Accueil Notre action au PW Questions orales Les stocks de poudre de lait

Les stocks de poudre de lait

19 novembre 2018 | Question orale Fr. DESQUESNES au Ministre COLLIN - Réponse disponible

 
Monsieur le Ministre,


Depuis la fin des quotas laitiers, le marché européen du lait a connu de nombreuses crises liées à l’instabilité des prix. En 2015, afin de limiter l’impact de la crise qui touchait le secteur, la Commission européenne décidait racheter une partie de la production afin de créer un stock de lait écrémé en poudre.


La semaine dernière, la Commission européenne annonçait que ce stock, qui avait culminé à 380.000 tonnes début 2018, avait fondu pour atteindre aujourd’hui 190.000 tonnes. Elle indiquait que la remise sur les marchés s’était faite sans déséquilibrer ceux-ci et sans compromettre le redressement du secteur.

Monsieur le Ministre :


- Pouvez-vous faire le point sur les stocks au niveau belge et leurs évolutions ?
- Pouvez-vous faire le point sur la situation du secteur laitier wallon ?
- Pouvez-vous faire le point sur les discussions sur la mise en place des outils de gestion des crises ?

Je remercie d’avance, Monsieur le Ministre, pour ses réponses.

 

Réponse du Ministre R. COLLIN 

 

Monsieur le Député, le 31 octobre 2018, il restait en Belgique 28 368 tonnes de stock de poudre de lait écrémé dont 16 604 tonnes en Wallonie et 11 764 en Flandre. Ces stocks ont culminé à 66 235 tonnes avec 38 279 tonnes en Wallonie et 29 956 tonnes en Flandre. On observe donc en Belgique un important écoulement de ces stocks.

Pour le secteur laitier wallon, la situation actuelle est difficile, encore, même si elle s'est améliorée. Comme l'indique le baromètre de rentabilité des exploitations laitières développé par le service public de Wallonie. En effet, sur la période d'octobre 2017 à septembre 2018, le revenu du travail des éleveurs laitiers est estimé à 11,1 euros par 100 litres de lait, ce n'est pas énorme, mais lors des années de crise de 2009, 2012 et 2016, le revenu était hélas régulièrement en dessous des 6,50 euros par 100 litres de lait, et même étaient parfois – vous le savez – négatif.

Pendant ces mauvaises périodes, le prix touché par nos éleveurs était descendu en dessous des 30 centimes alors qu'il approche actuellement les 36 cents.

En ce qui concerne la gestion des crises, les propositions de la Commission pour la future PAC m'inquiètent toujours au plus haut point. La Commission ne propose aucun nouvel outil de gestion des crises ni même d'outil de régulation de l'offre alors que la volatilité des prix dans le secteur laitier est dangereuse pour la viabilité des exploitations. Les prix de référence permettant de déclencher le stockage public et privé ne sont pas adaptés à l'évolution du marché et à l'évolution générale des prix dans l'économie. Pour lutter contre la volatilité, la Commission préfère s'en remettre à la gestion des risques. Je propose que chaque état membre soit obligé de mettre en place des outils de gestion des risques dans ces mesures de développement rural de l'après 2020. Or, pour lutter contre les risques liés à la volatilité des prix,il n'existe que deux solutions. La première est d'intervenir dans les primes d'assurances privées contre les risques de marché, mais ces outils très coûteux auraient pour effet inévitable d'absorber une bonne partie des aides de l'APAQ. La seconde solution consisterait à mettre en place un outil de stabilisation des revenus au niveau wallon.

Or, tant l'expérience des autres états membres que les études préliminaires menées en Wallonie montrent qu'un tel outil au niveau d'un état membre ou d'une région serait particulièrement coûteux tout en générant une grande lourdeur administrative supplémentaire pour les agriculteurs et les administrations.

Quelques mots au sujet de ces pistes, qui n'empêchent pas évidemment que nous continuions à travailler et à réfléchir. À la fois, influencer la Commission européenne et d'autre part à nous préparer à d'éventuelles mesures internes.

Je voudrais aussi ajouter que j'étais ce matin au Conseil agricole européen à Bruxelles, que nous avons fait le point sur la situation des marchés en général, et qu'effectivement, le commissaire Hogan a salué un redressement du prix du lait au cours de cette année, a indiqué la bonne évolution des stocks. J'ai évidemment plaidé pour la Belgique pour que l'on soit extrêmement vigilants concernant l'écoulement final de ces stocks de manière à ne pas peser de façon maladroite sur le marché.

 

Réplique du Député F. DESQUESNES

 

Merci, Monsieur le Ministre, pour vos réponses.

Je note que donc, un peu à l'instar de ce qu'il s'est fait au niveau européen, les volumes stockés dans les frigos belges – j'entends les frigos de l'organisme payeur – ont diminué de moitié, ce qui est un signal positif. Il n'en reste pas moins que 16 000 tonnes en Wallonie c'est encore énorme comme quantité, ce qui grève d'autant, toute marge de manœuvre sur la reprise.

Dans les solutions sur le futur, il faut que l'on puisse influer sur les règles de concurrence à l'échelle européenne. C'est à mon avis le seul modèle, la seule façon d'agir durablement, c'est de renforcer le poids des producteurs agricoles, des éleveurs laitiers, que ce soit vis-à-vis de leur laiterie ou des laiteries vis-à-vis des transformateurs ou des revendeurs finaux. C'est là que se forme le prix et pas entre celui qui produit du lait et celui qui le ramasse, on le sait bien malheureusement. C'est sur les rapports de force entre les différents maillons de la chaîne et singulièrement entre le maillon final ou l'avant-dernier et celui de la transformation qu'il faut agir, en donnant davantage de poids demain à nos laiteries pour qu'elles puissent être en position de force face aux transformateurs finaux ou aux revendeurs finaux, je vous remercie. 

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